Marie Charles, Psychopraticienne, Gestalt-thérapeute, Superviseur et FormatriceBonjour,

Ce site a été créé pour vous permettre de me connaître et de découvrir mes activités. Il vit depuis plus de 9 années, il vous a intéressés, séduits parfois. Aujourd'hui il évolue, change, se transforme. 

Je suis psychopraticienne et Gestalt-thérapeute, Superviseur et Formatrice.

J'exerce à  Vanves (92170) pour les séances individuelles, j'anime des Groupes et des Stages. Je supervise la pratique de jeunes thérapeutes. Je forme, en libéral et en institutions, aux techniques d'accompagnement, à des outils d'écoute, à des thèmes spécifiques au travail d'écoutant. Mes formations sont toutes didactiques et expérientielles.

Le Savoir est complété par la connaissance de soi, au service du Savoir Etre pour un plus large Savoir Faire

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Juin 2019

“L’amour se nourrit de patience autant que de désir »
Amin Maalouf

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2019

Patience tenace et ténacité patiente...

Tous nous espérons des relations apaisées, riches et nourrissantes, où le partage, la tendresse, les échanges, non seulement construisent le quotidien mais renforcent les liens dans une spirale vertueuse qui fait sens dans nos vies au fil du temps. Et, la relation est faite aussi de désaccords, de dysfonctionnements, ou tout simplement de différences qui engendrent les impatiences, les agacements, les conflits parfois.

Alors, un peu de recul. Être deux, que ce soit en amitié, en amour, dans les relations familiales ou professionnelles, c’est rencontrer un « Autre ». Nous nous sommes construits avec - ou contre - les modèles que nous avons eus à voir, à vivre, parfois à subir, et cela est vrai pour les deux parties. Nos habitudes nous les avons acquises enfants, les coutumes et us de notre lignée nous les avons intégrées. La vision de ce que doit être le monde et de ce que nous devons faire et Être pour en faire partie, nous l’avons modélisée et/ou créée. Ce sont toutes ces choses de la vie quotidienne que nous gérons selon des règles, des injonctions, des croyances, différentes selon les familles, les origines, les cultures, les histoires, dont nous sommes porteurs et qui s’opposent. Que ce soit lors de la création d’un couple, dans les familles recomposées, au travail ou avec nos amis, ces « mondes » vont se heurter, et il va nous falloir trouver comment faire avec.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2019Règles de vie, intimité protégée ou partagée, jeux de pouvoir et autorité, dialogue ou exigences imposées… tout sera sujet à devoir être discuté, argumenté, puis ajusté avec de la bonne volonté et un objectif premier : construire, dans le respect, une relation durable. Chacun de nous va s’appuyer sur ses convictions pour faire valoir sa parole. Mais, le sujet est-il de savoir qui des deux a raison, et quel « clan » va l’emporter? Ou bien est-ce l’occasion de découvrir cet « Autre » et sa façon de vivre, de faire, de passer ces constats au tamis de la relation, des intentions, des objectifs et des moyens, pour choisir ensemble ce que sera le cadre de la relation partagée ?

La quête d’une équité relationnelle et de la co-responsabilité de nos choix est là, dans la ténacité patiente. Il ne s’agit pas de laisser à l’autre la responsabilité du fonctionnement de la relation, mais bien de s’y engager pleinement, pour y énoncer nos convictions avec une assertivité respectueuse du parcours et de la personnalité de chacun.

Et c’est là aussi que la patience tenace va nous être nécessaire. Nous devrons maintenir – non pas nos positions – mais notre volonté d’être entendus et d’entendre l’autre dans ce qui nous est évident.

  • Le premier parti-pris, pour chacun, sera d’accepter d’écouter, d’entendre, et de se remettre en question en modifiant son point de vue avec empathie et tolérance, dans la recherche de la plus grande justesse.
  • Le second sera d’activer notre curiosité avec amour et d’aller à la découverte de comment cet autre voit le monde et pourquoi, tout en dévoilant nos propres constructions, protectrices et… handicapantes parfois.


Il nous faudra surement renoncer à certaines de nos certitudes, pour envisager d’évoluer au profit de la relation. Nous allons perdre pour gagner, prendre le temps et laisser le temps faire les choses, sans s’abandonner soi-même. Il va nous falloir respecter nos essentiels et chercher des ajustements possibles. Oui, nos impatiences émergeront, nos jugements se feront jour, nos ombres tapies se réveilleront. A nous de savoir les retenir, les contrôler, les apaiser, les nourrir autrement.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2019Il est peu probable que, même une fois les sujets à discorde énoncés, discutés et les choix faits, il soit aisé de modifier facilement nos façons d'Être. Il est bien plus probable que seul le temps et la répétition permettront d’assouplir les
comportements
et de les modifier…. Un peu. Naviguer autrement que seuls sur notre barque, sûrs de soi mais sans lien, exige ténacité et patience, sans cesse.
Dire et redire, faire évoluer son discours et son comportement, accueillir l’autre – comme soi-même – avec ses difficultés et ses ratages, mais avec une bonne volonté permanente pour construire la relation, s’en émerveiller et la choyer,
chaque jour, comme une priorité du coeur absolue : beau projet à vie qui demande effort et volonté, patience et ténacité !!

Marie CHARLES

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