L'édito des mois précédents...


L'édito de Juin 2018

« Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par
le chemin de la nuit »

Kalil Gibran

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Juin 2018

Impermanence, source de Soi

Nous sommes idéalement en quête d’un état de bonheur, d’harmonie intérieure, de sérénité durable, sans y parvenir. La vie nous contraint, les épreuves se succèdent. Nous trébuchons sur nos démons, tapis, qui émergent au moment inattendu et nous ramènent à un peu d’humilité, à nos efforts et à la patience. Nous sommes des êtres imparfaits qui traversons les espaces sombres de notre humanité, contemplons nos dérapages, et gardons foi en notre chemin de construction. Nous sommes des Êtres en devenir, faits de nos épreuves et bonheurs, emplis des promesses de notre « À venir. »

Combien ces instants torturés sont douloureux et difficiles à vivre. Ils viennent balayer les quelques pas faits, qui nous semblaient acquis, pour nous questionner de nouveau sur nos capacités à évoluer, nos désirs et nos objectifs. La colère nous emporte alors, contre ceux qui nous obligent à voir ces ombres en nous, puis contre nous-mêmes, incapables de consolider nos acquis. Le chagrin va suivre – ou précéder – et nous faire plonger dans nos larmes et nos moments de désespoir. La honte peut nous submerger, ajoutée à la culpabilité de n’être pas aussi « parfaits » que nous le voudrions. Et, si nous ne parvenons pas à nommer, faire entendre, être vus, reconnus, et aimés avec et malgré nos grottes intérieures, sombres et inquiétantes, nous restons alors englués dans nos ambivalences, nos paradoxes, nos croyances, sans atteindre l’acceptation de nos parts blessantes, rugueuses, dures et coupantes. Comment accueillir et accepter cette réalité de nous ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Juin 2018Imparfaits nous sommes, tolérants et jugeants. Les autres nous blessent comme nous les blessons. Ils nous atteignent comme nous les atteignons, droit au coeur. Ils nous dénient, nous rejettent, nous abandonnent, comme nous savons le faire aussi. Nous agissons en écho, en reflets, en miroirs. Chacun de nous fait avec ce qu’il a pu construire de sa vision du monde, des impacts de son environnement transgénérationnel et actuel, des rencontres et des vécus passés. Soyons indulgents envers nous-même, et envers les autres. Ce qui peut évoluer se construira, en nous et dans la relation. Ce qui ne peut évoluer, devra être admis comme trace de nos spécificités, de nos singularités, de nos différences. Et, parfois, il nous faudra renoncer, lâcher prise, avec volonté et clairvoyance.
Si nous acceptons de voir que, de cette rencontre entre nos aspérités acérées et la souplesse d’ajustement de nos parts intérieures si colorées, peut naître une identité riche, nourrie et nourrissante, une authenticité respectueuse de soi et de l’autre, ce chemin d’accueil et de respect de soi en sera facilité.

Nous avons peur de nos ombres, pourtant elles sont aussi notre richesse, si nous apprenons à les éclairer et les contenir. Le choc est rude quand elles obscurcissent le chemin, et, au bout de cette traversée, il y a un « Je suis » plus fort et conscient. Remettons nous sans cesse en marche après l’écueil et cheminons vers l’aube nouvelle, en conscience. Si nous regardons les sentiers déjà parcourus, nous saurons voir combien les sombres abysses intérieurs deviennent source de compassion pour nous-même et de compréhension bienveillante pour les autres, que toujours la lumière gagne sur l’ombre, se retire et revient… comme se succèdent aubes, aurores et crépuscules. Cette impermanence intérieure est et sera.
Lutter contre n’y change rien. L’accepter et cheminer avec, nous construit !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Juin 2018Ces vécus nous avons déjà eu à les vivre, nous les avons déjà traversés, maintes fois. Nous les avons honnis, maudits, et, nous y avons découvert des facettes nouvelles de nous-même. Alors regardons nos acquis et trouvons ainsi le courage de continuer. Savoir que la lumière sera au rendez-vous ne rend pas plus facile l’entrée dans le sombre de nos vies, mais peut aider à garder les yeux et le coeur ouverts aux émerveillements possibles, aux découvertes de soi, à l’émergence des désirs et des envies, à l’identification de nos besoins, et à la capacité de les différencier, pour mieux choisir ensuite ce qui est juste, bon, fort et nécessaire pour soi.

Marie CHARLES

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L'édito de Mai 2018

«La plus haute unité est celle qui se crée entre des êtres
capables non seulement de se reconnaître différents,
mais de s'aimer dans leur différence même».

Gabriel Marcel - Les hommes contre l'humain (1968)

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Mai 2018

Il y a de la beauté dans nos différences.

Qu’elles soient visibles dans nos apparences, nos capacités relationnelles ou intellectuelles, notre intelligence de tête ou de coeur, nos convictions, nos croyances, ou tous autres éléments constitutifs de notre Etre au monde, toujours il nous est possible de faire l’effort d’y voir la beauté, l’alliance possible, nos humanités en marche, capables de créer, construire, unir, aimer et respecter. Un choix et un parti pris que je nous propose de cultiver.

Cela commence par notre acceptation, tolérante et bienveillante, de nous-même. L’accueil de nos particularités, de nos spécificités, de nos décalages parfois. Se vouloir conformes aux autres, à des lois de famille, de culture, de religions, d’images sociales, nous emprisonne. Penser comme il nous a été inculqué, sans trier, nous enferme. Tenter de faire plier notre « je suis » afin de ne pas être rejeté, nié, et d’appartenir enfin, au prix de notre unicité, nous détruit. La douleur intense, ou la colère débordante qui en résultent vont façonner notre Etre en Vie et donner un prisme déformé et déformant à notre regard sur le monde. Chagrins, déceptions, rages, et impuissances vont nous emporter vers le refus de soi, le dénigrement, la mésestime et la rancoeur. L’inadéquation de nos comportements, autodestructeurs ou rejetants, ne feront que confirmer, par leurs conséquences, notre vision du monde. Cette spirale infernale va s’installer, nourrie de notre propre incapacité à nous aimer nous-même, différents. Nous serons uniques mais seuls.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Mai 2018Nos langues, nos chants et nos danses sont parfois étrangers, pourtant nos rires et nos larmes se ressemblent. Le chemin qu’emprunte notre pensée pour élaborer est parfois complexe, en trop ou en trop peu, pourtant nos simples humanités, faites de doutes et de quêtes, se ressemblent. Nos corps, nos rêves, nos désirs diffèrent, mais ils parlent d’amour, d’amitié, de tendresse, toujours.
Oui cela fait douleur et souffrance que d’être différent. Et, si au contraire de lutter nous cherchions à déceler les perles de beauté dans nos différences, regardions ces particularités avec douceur et compréhension, comme faisant partie de notre identité, et cherchions le possible ajustement aux autres, respectueux de ce qui est et ne changera pas, afin de créer le désir de rencontre chez l’autre ?

Donnons nous le droit de vivre, dans le respect des lois humaines bien sûr, mais aussi selon nos besoins personnels fondamentaux, nos soifs de sens. Ecoutons notre façon de penser, d’être en lien, de croire, pour adoucir notre juge intérieur. Cessons de chercher à correspondre à des codes qui nous font souffrir, nous renvoient sans cesse à notre impuissance à changer. Trouvons comment, en nous, il nous sera possible de créer avec nos différences du respect au service de l’ apprentissage de la relation. Au-delà des mots, faciles à poser, il nous faudra agir et mettre de la conscience dans nos actes au quotidien, parfois trébucher et y revenir avec volonté.
Il nous faudra faire des choix dans les valeurs transmises pour définir les nôtres propres, les reconnaître et leur être fidèles. Il nous faudra identifier nos objectifs, réalistes et atteignables, dans le contexte spécifique qui est le nôtre. Nous trouverons alors et mettrons en oeuvre les moyens pour atteindre qui nous sommes, serons, et nous devons d’Etre.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito de Mai 2018Oui, il va nous falloir renoncer... parfois, et prendre le risque de choisir notre propre dignité comme ligne directrice de nos vies. Et par voie de conséquence, il nous faudra assumer, revendiquer, et parfois lâcher aussi. Tous nous apprendrons, découvrirons, augmenterons la qualité de notre Etre dans cet effort tenace, volontaire, patient, pour renforcer notre estime de nous-même, s’ouvrir à l’autre et le découvrir, avec son univers inconnu, apprendre à l’aimer parfois sans le comprendre, et nous en émerveiller.

Très joli mois de Mai à tous.

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L'édito d'Avril 2018

 

«Le silence est la condition absolue pour que se fasse entendre
en nous la véritable parole, les véritables révélations».
Omraam Mikhaël Aïvanhov

Silence… je pars à ma rencontre !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2018

Après nous être posés sur les notions d’effort, de patience et d’endurance, laissons cheminer en nous-même, au cours de ce mois d’Avril, nos réflexions et nos ressentis autour du silence. Cette rencontre volontaire peut créer, pour certains, de l’anxiété et de l’agitation. Pour d’autres ce sera une plongée douce et caressante. Chacun de nous va s’y aventurer avec son expérience et ses talents.

Nous avons contribué à la création d’un monde avec peu d’espace de solitude créatrice de soi, empli de sollicitations multiples, sous couvert de partages, de communication, de liens, de savoirs, de connaissances. Tout est fait pour nous occuper l’esprit, le coeur, le corps et parfois même l’âme. Aller vite, faire vite, agir beaucoup, remplir… Dans ce monde de bruits, il nous est ardu de trouver un temps pour soi, celui de la pause réelle, et de la quête de ce qui adviendra, sans contrôler, diriger, anticiper. Il nous est malaisé et malaisant de faire naître le silence en nous. Les pensées, les listes, les discussions, les croyances, les évasions sont nombreuses. Nous y retrouvons règles et injonctions. Nous y menons nos combats contre ceux qui nous blessent, nous contraignent, nous méprisent. Nous discutons, justifions, expliquons, démontrons. Nous prenons conscience de notre monde intérieur devenu mots, bruits et brouhaha épuisants.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2018Le silence est expérimentation et rencontre. Avec soi, avec le monde, avec un ailleurs autre et amplifié. Il se révèle à nous, nous absorbe, nous amène à l’humilité et demande l’apaisement de notre ego au profit d’un "Je" authentique, vrai, simple. Ici émerge le « Je suis », mon Être qui trouve alors l’espace et la légitimité à laisser sa forme se dessiner. Le silence guérit les blessures, éclaire autrement notre esprit, apaise le mental et ses raisonnements logiques et répétitifs. Le silence ouvre à une autre lumière, une autre densité dans laquelle nous allons toucher de nouvelles voies et ouvrir à de nouvelles perspectives dans un espace où le mental n’est pas souhaité. Douceur, compassion et beauté y trouveront leur domaine d’expression, envers nous-même et les autres.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2018Il n’y a ici ni perfection à atteindre, ni comparaisons à faire, ni évaluation de performances. Juste l’humilité du chemin à entreprendre, sans cesse, avec effort, et ténacité. La simple conscience de l’instant où notre esprit s’évade de notre projet est en soi, déjà, méditation, donc silence créateur. Il va nous falloir apprendre la tolérance envers nous, la patience pour notre Être au monde impatient, exigeant, jugeant face à nos difficultés, nos handicaps du moment. Nous laisserons le temps faire son oeuvre, et cheminerons par petits pas. Nous nous relèverons après avoir trébuché, ou lâché par découragement et agacement. Ne nous jugeons pas, accueillons juste cet Être que nous sommes, en mouvement. Nous tendrons par nos efforts vers ce vide fertile, qui nous semble stérile et inquiétant. Laissons flotter notre attention, glisser nos pensées, ressentons et accueillons les émotions multiples et mélangées qui nous envahissent le coeur et l’Âme. Puis accueillons alors le Rien et constatons que dans l’instant, seul ce Rien est, que nous allons y plonger, l’apprivoiser, et l’accepter un peu, beaucoup, longtemps peut être. Et ce, jusqu’à voir émerger un signe, une forme, un chemin, une réponse. Lesquels nous apporteront la sérénité et l’alignement intérieurs, et nous guideront ensuite vers la mise en acte de notre vie, de nos choix, de nos désirs profonds, sachant que nous perdrons parfois pour nous rencontrer pleinement.

Que nous l’appelions, prière, méditation, centrage... Le chemin est proche, le processus est identique. Cet espace de silence est et sera le terreau à la croissance de notre « Je suis », le creuset dans lequel se fera l’alchimie de notre unicité, de nos potentialités, et donc la création de Soi.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2018

Ne le cherchons pas, il est là et nous attend, silencieusement. Il nous suffit de choisir ce rendez-vous, de nous accorder quelques instants pour la rencontre et l’abandon de soi dans cette douceur silencieuse, y laisser émerger ce qui n’est pas et se créer ce qui va advenir !

Marie CHARLES

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L'édito de Mars 2018

«Les deux guerriers les plus puissants sont la patience et le temps. N’oublie pas que les grandes réalisations prennent du temps et qu’il n’y a pas de succès du jour au lendemain».
Léon Tolstoï
«Si tes résultats ne sont pas à la hauteur de tes espérances,
dis-toi que le grand chêne aussi, un jour, à été un gland».

Lao Tseu

Patience et endurance...

Le précédent édito faisait l’éloge de l’effort, de la volonté récurrente nécessaire pour assimiler le chemin fait, l’attention pour garder en mémoire et construire chaque jour un peu de notre « A venir ».

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2018

Et, l’effort du jour ne suffira pas, ni même celui de la semaine ou du mois. Nos comportements réflexes, nos habitudes, la facilité parfois - même si elle s’avère douloureuse- , reviendront et nous trébucherons. Ce n’est ni mal, ni inconséquent, ni inutile. Juste : cela est, parce que nous sommes humains, et que la vie, notre quotidien, nous sollicitent sans cesse et nous font parfois prendre des chemins détournés et oublier notre essentiel. L’essence de notre quête se découvre peu à peu, au détours des analyses de soi, de notre vie. Elle se révèle dans les échanges, les expérimentations de groupe ou de stage, dans la rencontre avec ces Autres, en chemin eux aussi. Ces prises de conscience ne peuvent suffire en l’état. Elles réveillent l’espoir de l’évolution possible sans aucun doute, mais elles demandent à être présentes et assimilées, avec ténacité et endurance. Sans cesse et pour longtemps nous devrons cultiver et enrichir notre jardin intérieur.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2018Il va nous falloir acquérir ou développer nos capacités de patience, avant toute chose. D’abord parce que notre effort, quel qu’il soit, sur un temps court, dans la croyance que quelques heures ou jours suffisent, est un leurre. Toutes les prises de conscience qui émergent de notre travail sur soi demandent à être regardées sous tous les angles, éclairées de diverses façons, approfondies et comprises… mais aussi ressenties, creusées et vérifiées, triées et évaluées. Les repérer n’est que le début de cette route sinueuse à entreprendre.
Nous devrons mesurer toutes les conséquences – passées et présentes- mais aussi les bénéfices secondaires, subtils et parfois pervers, qui nous encouragent à ne rien changer : Etre pris en charge, être plaints, écoutés, protégés, parfois même être maltraités… qui s’avère aussi lien plutôt que le vide. Ces rôles mêmes qui nous donnent aussi une place dans nos familles ou dans la vie et qui, s’ils disparaissent, nous contraignent à la responsabilité, parfois la confrontation, donc à la potentielle perte… et à la transformation.

Comme pour chaque chose à vivre et à créer, il nous faut du temps, et donc de la patience, à laquelle nous ajouterons une pointe d’endurance ! Du temps pour se poser et se souvenir de soi, de la dureté de ce que nous avons eu à dépasser, mais aussi pour choisir d’honorer notre effort conscient et volontaire, le faire grandir, s’enraciner, devenir une part de nous, et l’inscrire comme un vrai moment d’action pour soi dans notre quotidien. Sans doute vivrons-nous encore des larmes et des découragements. Souvent notre image de nous-même sera re-mise à mal, notre confiance en nos capacités à évoluer sera questionnée, notre estime de nous sera égratignée quand nous constaterons combien nous lâchons, évitons, oublions, renonçons. Là encore, un peu de bienveillance ! nous sommes juste des êtres fragiles et forts à la fois, nous trébuchons, tombons… et nous relevons. Nous juger nous-même dans notre manque de discernement ou d’endurance ne sert qu’à nous blesser et à faire perdurer ce qui nous a été inculqué et que nous avons cru, à tort. La réponse est entre nos mains ! Faire et refaire, tenter et retenter, s’entrainer sans cesse et améliorer nos « performances » d’évolution, pour parvenir à quelques changements, les constater et nous en réjouir humblement mais férocement, puis les garder précieusement comme trace de nos qualités profondes et de nos possibles.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2018Je sais combien cette volontaire conscience, patiente et tenace, endurante et acharnée, peut nous sembler inatteignable. Et pourtant, avec ce travail au long cours, semblable, parfois, à un entrainement sportif, il nous est possible de changer quelques petits « réglages » dans nos vies et d’accéder à plus de joies, de plaisirs, de sérénité et d’amour partagé. La vie n’est pas juste, c’est vrai, et… elle nous donne cette merveilleuse possibilité de la rendre plus intense, puissante et riche !

A très bientôt

Marie CHARLES

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L'édito de Février 2018

«Aucun être humain ne peut toujours accomplir, toujours créer. Aucun être humain ne peut réussir sans cesse dans toutes ses entreprises. Mais aller dans la bonne direction, ne pas avoir accompli mais s’efforcer d’accomplir,…, ne pas se reposer sur ses lauriers, mais s’efforcer de récolter ces lauriers, utiliser ses talents de la façon la plus constructive, productive et créative possible ; il s’agit peut-être là du principal sens de la vie et de la seule réponse possible à la névrose existentielle qui paralyse les efforts humains et mutile les esprits»

Thérapie existentielle – Irvin Yalom

De l’éloge de l’effort …

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2018Si, un jour, vous avez décroché votre téléphone puis passé la porte d’un cabinet, si vous avez alors demandé à être écouté, accompagné, si vous avez décidé de vous dévoiler, c’est que la souffrance et l’impuissance ressenties, vous empêchaient de voir une lueur de sens à votre vie, de construire celle que vous souhaitiez. Sans doute espériez-vous alors, avec de l’aide, mieux comprendre, sentir et ressentir, pour choisir et agir afin d’être mieux dans votre existence. Si vous avez su rencontrer celui/celle avec qui la confiance s’est installée, pour lui dévoiler vos pensées et vos ressentis les plus intimes, vous êtes sur ce chemin de construction de Soi.

Humilité, ténacité, volonté, courage pour oser dire, se regarder, tomber, se relever et oser de nouveau. C’est cet engagement que vous devrez renouveler sans cesse. Celui de trouver la force de voir lumières et ombres, des autres et de vous-même. Celui d’accepter votre part de responsabilité, et de négocier avec la culpabilité possible. Celui de savoir reconnaître les faits, les contextes, et de trier ce qui peut être changé et ce qui a été, est; et restera ainsi.

Ce ne sera pas, la seule action à poser. Un chemin de croissance, d’évolution, exige l’effort de reconnaitre et d’accueillir ce que nous avons eu à vivre douloureusement. Puis celui d’observer nos résiliences et les formes que nous avons trouvées, toutes créatives, bien qu’insuffisantes, pour survivre et avancer. Il nous faudra aussi garder en mémoire ce que nous découvrons, pour, après le temps des plaintes et des rebellions, savoir identifier et nommer nos objectifs réalistes de vie, imaginer, créer, inventer, chercher les nouvelles formes pour nous, en vie dans notre présent et pour demain. Votre accompagnant saura vous guider, être à vos côtés, soutenir et rassurer, parfois bousculer et questionner vos croyances, toujours avec bienveillance, compréhension et confiance : en vous, en lui, et dans le processus en route. 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2018Et cela ne sera pas encore assez ! Il restera une étape fondamentale. Celle de l’élaboration, au cours de laquelle chacun va devoir mettre en oeuvre, oser agir, se tromper, recommencer, rester vigilant en conscience à ses attitudes réflexes et aux habitudes de comportement, douloureuses mais connues et rassurantes. L’effort pour aller vers cette autre vie devra être volontaire. La peur sera là, celle de l’échec comme celle de la réussite, celle de ne plus être aimé, regardé, celle des conflits, des confrontations, celle de s’affirmer et d’exister pleinement face à ces autres qui nous connaissent et jouent avec nous nos scénarii les plus connus, avec des rôles attitrés que nous reprenons avec tant de facilité. Et c‘est le choix que vous seuls pouvez faire. Vous pouvez prendre le temps nécessaire, mais, un jour, le mouvement devra être acté, le changement initié. Acté, initié et maintenu pour que l’effort porte enfin des fruits visibles et que vous puissiez alors vous retourner et constater combien vous avez su créer votre liberté et votre Vie.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2018Il ne s’agit pas de réussir, de vaincre, ou de remporter des combats. Il s’agit juste de se mettre en route vers... Et, quel que soit ce choix, je ne peux le nier, il sera fait aussi de pertes, de renoncements, de larmes. Votre choix peut être de ne pas changer de cap. Il vous faut juste le décider et l’assumer. Ou, il peut être celui de cheminer vers… un pas après l’autre, dans la conscience des multitudes de grains de sables de votre plage, des obstacles à franchir, et de l’immensité de l’horizon que s’ensoleille et s’ouvre à vous! Et, le temps sera venu alors de mettre en application tout ce que vous savez, avez appris, compris, expérimenté, pour créer votre A venir.

 

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L'édito de Janvier 2018

«Il y a des des jours, des mois, des années interminables
où il ne se passe presque rien.
Il y a des minutes, des secondes, qui contiennent tout un monde»
Jean d’ORMESSON

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Janvier 2018

Des minutes et des secondes pleines, intenses, riches… sans doute en avez-vous vécues au cours de ces moments de fêtes, joyeuses ou complexes. Et, pour certains comme pour moi-même, avant même ces journées, le stage de décembre nous a permis d’en vivre quelques unes et de les savourer avec gourmandise. Durant ces longues heures bien pleines nous avons surtout cherché, et souvent trouvé, comment nous re-connaître nous-même, dans nos ambivalences, nos croyances et nos convictions, dans nos doutes multiples et nos certitudes acquises et vérifiées, dans nos incohérences et nos lumineuses droitures, dans nos évitements et nos courages. Toute nos humanités se sont cotoyées, confrontées parfois et en sont sorties grandies. C’était une très belle fin d’année tissée de toutes nos couleurs et nos lumières.

  • Nous y avons rencontré l’homme à la voix puissante qui nous offre sa fierté d’avoir construit son masculin assertif, qui nous permet de nous hisser et de grandir avec lui.
  • Nous avons accompagné la femme inquiète qui ose se dévoiler avec ses peurs, ses douleurs, et trouve ainsi la voie de sa voix cristalline qui s’élève alors.
  • Nous avons observé celle qui créée avec volonté et ténacité des liens authentiques et uniques, qui tisse la relation avec délicatesse et finesse.
  • Nous avons vu émerger celui qui conjugue la puissance et la douce sensibilité pour protéger son Etre fragile et trouver alors son désir de père.
  • Nous avons senti la force du courage, qui permet de faire face sans se dérober, de nommer, de dénoncer parfois, au profit de relations franches et respectueuses.
  • Nous avons défait les liens nocifs du passé, les répétitions au présent, et vu la femme qui sait : qui elle est et ce qu’elle veut, capable d’ajustements sans concessions .
  • Nous avons vu combien il est difficile de lâcher notre monde connu, même douloureux, pour créer notre « Je suis » juste et défait des chimères.
  • Nous y avons croisé celle qui dépasse la peur du regard des autres, se montre dans sa fragilité joyeuse, affirme ses désirs et ses attentes, les chante et les danse.
     

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Janvier 2018Nous avons beaucoup partagé, j’ai beaucoup transmis, à la veille de nos journées festives. Nous avons ri et pleuré. La musique nous a soutenus, parfois même exhortés à franchir nos zones de confort. Les paroles chantées entendues et les mantras fredonnés ont conjugué leur sens à nos ressentis vibrants. La créativité, l’engagement, la ténacité de chacun a offert des horizons plus larges à tous. Je reste convaincue de la puissance du travail de groupe et de stage, et ces journées me l’ont encore démontré. Nous avons repoussé les limites de nos mondes, nous avons creusé, construit, défait et reconstruit sans cesse et avec bonheur. Nous en sommes sortis fiers, heureux, nourris, et plein d’espoirs…. Merci à vous qui étiez présents, de ces instants denses et riches. Merci à tous qui me lisez avec patience et curiosité.

Que cette nouvelle année nous permette de poursuivre notre croissance
et notre transformation intérieure.
Qu’elle nous offre les possibles dont nous rêvons pour accéder à plus de joies,
de plaisirs partagés, de tendresses et de bonheurs.
Qu’elle nous entoure de douceurs et de sourires,
d’opportunités et de rencontres.
Qu’elle apaise les chagrins et les peines, pour nous et
tous ceux qui nous entourent.
Très belle année à tous

Photo du stage de Gestalt thérapie - Décembre 2017 © Crédit photo Marie CHARLES

Quelques carnets personnalisés
emplis de mots-cadeaux à garder.

Photo du stage de Gestalt thérapie - Décembre 2017 © Crédit photo Marie CHARLES

L’expression corporelle comme
vecteur de nos prises de conscience.


Marie CHARLES

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L'édito de Décembre 2017

«Celui qui, par quelque alchimie, sait extraire de son cœur,
pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée
cet atome qu'on appelle l'amour »
Khalil GIBRAN

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2017

Noël arrive, avec sa hotte de rêves et d’illusions d'enfants, ses illuminations et ses jolies histoires, les  désirs et les envies, les projets de fêtes pour nous tous. Et il y a cet autre Noël fait de solitude, de chagrins, de vides que certains traversent d'autant plus mal que la joie, les rires, les enfants, les cadeaux à faire et à recevoir sont partout, sur les écrans et dans nos rues.  Nous ne pourrons pas changer notre environnement, mais nous pouvons nous poser et nous préparer. Faire de vrais choix et les assumer ! Les fêtes sont l'occasion de retrouvailles, certaines désirées, d'autres contraintes ou redoutées. Quel que soit notre âge et où se passent ces moments en famille, nous allons sans doute retrouver très vite nos places d'antan, les comportements de tous inscrits depuis longtemps.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2017Nous allons, avec les rires et les sourires, les chants et les rituels, les multiples partages, pouvoir nous émerveiller du plaisir à donner et à recevoir, mais aussi ressentir combien peu de choses changent et combien les réflexes habituels retrouvent leur place comme par magie. Ce sera l'occasion de ré- entendre les petites phrases qui ont bercé nos vies. Celles qui valident le bonheur de la famille, ou celles plus piquantes qui nous exhortent à prendre sur nous-mêmes, à supporter sans rechigner, à donner encore et toujours... Mais à propos, que voulons-nous et pour quoi ? Faire plaisir, ne pas faire de vagues, Etre fidèles… ou pas, et assumons nos choix. Deux conséquences majeures possibles :

  • Devoir nommer et donc engendrer discussions et conflits.
  • Participer en toute conscience, sans le faire porter à d'autres, et en ajustant sans cesse.


C'est notre part de responsabilité en action. Nous ne serons ni « victime »  plaintive et impuissante, ni « persécuteur » mécontent.. Nous sentirons chagrins et colères mais serons présents à ce qui se passe, dans l'instant, plutôt que de rêver du après... Enfin fini !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2017Dans cette étape de préparation, nous avons à mettre en action le « pré –contact » nécessaire à toute rencontre. Ce temps à prendre, en conscience, afin de nous souvenir vraiment de ce dont il s’agit, de qui sera là, et comment nous sommes avec ces rituels et toutes les évidences qui n’en sont pas. Entre joies et tendresses, rivalités, jalousies, trahisons et obligations, que décider ? Une visite à notre "Grand livre des comptes" familial. Cet ouvrage que nous avons tous, qui relate toutes les actions inscrites au crédit de chacun, et toutes celles qui parlent de rancœurs, et qui ré-émergeront et nous envahiront au détour du baiser partagé. Il s’agit juste de vérifier où nous en sommes, ce qui est resté enkysté dans notre Cœur et nous empêche de rencontrer cet autre, qui rend amer le contact, qui nous donne envie de combattre ou… de fuir.

Noël est l’occasion d'apurer et d’équilibrer nos comptes affectifs et transgénérationnels. Non pas d’oublier, mais d’accueillir ce qui a été, qui nous a à la fois blessés et construits dans nos fragilités, nos souffrances et nos forces. Les « ça a été et ça est », toutes ces dissensions et ces dysfonctionnements familiaux qui ne doivent être niés, mais posés à côté. Les ressasser nous garde prisonniers de ce passé, et nous empêche de vivre le présent qui permet aussi l’A venir. 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2017Ce processus est long et exige le respect de soi, une prise de recul, du courage pour nommer notre vérité et la faire reconnaître. Donc, la vision d’un moment magique qui efface douleurs et culpabilités se révèle rarement réaliste. Il nous faut vouloir, choisir et œuvrer  dans la prise en compte douce et aimante de qui nous sommes,  tous humains et imparfaits, pour cheminer vers l’intégration du passé qui nous a fait souffrir, et passer à une relation plus ajustée et accueillante, respectueuse et responsable.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2017Je vous souhaite de jolies fêtes à tous. Que la lumière nous éclaire et nous guide. Que nos consciences soient nourries de notre qualité de présence à nous-même et à tous.

Marie CHARLES

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L'édito de Novembre 2017

« J‘appelle Dignité la qualité au nom de laquelle une communauté humaine fixe le devoir de respecter
les êtres, y compris ceux qui sont dans l’incapacité  de réclamer leurs droits »
Axel KAHN

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2017

L’automne est là, et ses couleurs chatoyantes associées aux derniers rayons du soleil nous font cheminer doucement vers un temps de repli hivernal, propice au cocooning, mais aussi à la réflexion et à la remémoration : celui des temps joyeux et riches de l’été, des partages, des rires et du repos. Celui de nos souvenirs, heureux ou tristes, des temps plus anciens, des êtres qui emplissent nos Vies, de ceux qui sont à l’origine de notre présence ici sur cette terre. D’où qu’ils viennent, quelques luttes qu’ils aient du mener - personnelles, sociales ou patriotes - ils nous ont permis l’accès à notre part de liberté d’êtres humains, ici et maintenant.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2017Récemment, ailleurs et dans un autre contexte, un vieil homme m’a dit : «Les droits c’est bien, il y a aussi des devoirs !». Son agressivité était audible, bien que surprenante. Derrière ses mots j’entendais sa frustration, ses blessures, des regrets, en tout cas sa forte colère. De quoi me parlait-il ? De ma simple présence anodine sur un lieu de mémoire personnelle, de sa vie, de sa famille, des femmes? De ses rancoeurs et de sa solitude, sans aucun doute. Sa phrase m’a fait réfléchir, et depuis m’accompagne. J’ai imaginé et projeté combien de chagrins, de regrets d’une vie longue et dure dans laquelle il lui aurait manqué le respect espéré, la reconnaissance méritée, et combien la désillusion, l’incompréhension, le non-sens, peut-être la remise en cause des raisons de ses choix, de ses engagements, des sacrifices faits, étaient sans cesse présents et le blessaient. Et ...cela ressemblait à la quête - agressive certes - d’un regard qui lui donne existence, sans qu’il sache l’obtenir autrement que dans le conflit. Une trace instantanée d’un vide intérieur insoutenable. Ces mots réclamaient-ils le droit à une dignité reconnue et célébrée, par tous, au nom de sa vie d’Etre humain qui a lutté, et lutte encore ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2017Droits et devoirs, sont des repères dans nos vies, transmis...trop fort ou parfois pas assez. Nos droits sont régis par des Lois et appliqués par des hommes. Nos devoirs dépendent bien souvent de notre façon de les concevoir, et de les appliquer. Où les exerçons-nous, au niveau, social, étatique, politique.. Et personnel ! Le dilemme est pourtant fréquent : ou commencent-ils et ou s’arrêtent-ils? Choisir d’acter et d’agir notre devoir de mémoire - ou d’oubli - des faits et des êtres qui ont arpenté nos chemins de Vie exige le respect de ceux qui nous ont précédé, pour ensuite chercher, découvrir, entendre et comprendre, afin de démêler les noeuds de la réalité et l’intégrer alors.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2017Leur vécu, leur parole et leur histoire nous ont été transmis. Enjolivés, abimés, jugés... Pour protéger, ou pour s’y appuyer afin de justifier des choix, des actions, des valeurs. Aïeuls ou autres re-pères plus éloignés, n’oublions pas que leurs choix - responsables ou subis - s’inscrivent dans un contexte, influencé par une époque, un lieu, des croyances et des valeurs autres, qu’il nous est difficile d’appréhender sans la volonté de regarder. Ce sera parfois au prix de l’image que nous avions d’eux, peut-être aussi avec la remise en cause des règles qui ont fondé notre vision du monde, ou ce sera la découverte lumineuse d’une autre part de notre histoire. Il nous faudra beaucoup de compassion, et un parti pris de bienveillance inaltérable jusqu’à savoir plus, assainir nos racines et faire la part des choses. Nous y trouverons la lucidité, une vérité, en sortirons plus libres et dignes. Et parfois nous y cueillerons le coquelicot de la paix !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2017

Je ne prétends pas que cette démarche soit juste toujours... Mais prenons le temps de vérifier certains de nos récits mythiques familiaux qui ont été racontés, ces légendes qui édulcorent ou chargent les faits, l’image, la réalité, et transforment notre vision. En toute connaissance de cause nous pourrons alors choisir : l’oubli, pour un chemin exempt de ce lien nocif, ou la mémoire active qui nous relie alors profondément à cet Autre auquel nous reconnaissons le courage, la droiture, ou tout autre valeur essentielle pour nous-même. Nous nous sentirons alors moins seuls, et en capacité de nous relier par la pensée et le coeur , de laisser vivre en nous nos racines et nos feuillages.

Marie CHARLES

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L'édito d'Octobre 2017

« Ainsi les secrets inavouables des ancêtres continueront
de tourmenter les descendants jusqu’à ce qu’une personne
sorte les secrets de leurs cryptes et
les mette en pleine lumière »

Maria Torok

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2017

Ce mois de septembre, marqué pour tous par la rentrée, a été au cabinet un nouveau temps de formation, de travail et de partages intenses sur nos Histoires transgénérationnelles (*). Une rencontre avec les fantômes de nos cryptes familiales et leurs gisants cachés, un début de mise en lumière des répétitions inconscientes et des missions de chacune pour réparer ou faire perdurer. Je me propose de vous faire partager nos multiples questionnements et de vous inviter a les laisser cheminer pour vous-même. Bien au-delà des simples souvenirs, récits, légendes familiales, nous avons tenté d’approfondir ce qui nous a été dit, ce que nous en avons compris et retenu, ce que nous avons cru entendre ou deviner, ce que nous avons évité de regarder pour ne pas sentir, choisir, décider. Et comme cette formation est aussi expérientielle, nous avons commencé à oeuvrer pour la mutation de ces ombres héritées.

Notre Prénom, tout d’abord. Aimé ou mal aimé, il nous a été donné, et nous le portons, le supportons, ou le rejetons. Qui a choisi ainsi, et comment en avons-nous hérité, au nom de quoi, selon quels codes et quelles loyautés ? Est-il associé à du plaisir et de la fierté, du mal-être et de la honte ? Que représentait-t-il pour ceux qui l’ont décidé, que portons nous et comment faisons nous avec ces dons imposés ? Des questions simples qui nous font déjà entrer dans les méandres de nos familles, les présences de nos aïeuls, ou autres repères. Notre prénom est une part de notre identité. Il éclaire des liens, des images, des « comme » ou des « surtout pas ».  Il nous relie à un Autre, familier ou non, et a conditionné notre image de nous-même. Il est aussi notre premier contact à l’autre, après le « bonjour », nommé que nous sommes alors par nous-même, ou par cet autre. Lui donner son sens, réel ou symbolique, peut-il aider à la réappropriation et à cet « aller vers » ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2017Quel regard portons nous sur
la réalité de notre famille ?
Que savons nous, et que ne savons-nous pas ? Quand il s’agit de notre fratrie, l’accès aux faits est possible, et pourtant des surprises nous attendent déjà. Un enfant décédé trop tôt - nommé ou pas, un autre né tardivement, un fils ou un père cachés pour protéger les autres,... ou pour se protéger soi des jugements potentiels ! Les fausses couches et les avortements, entre chagrins ou soulagement. Qu’en est-il des générations précédentes ? Quand et où, les places, les rôles, les vécus et le contexte. Les lignées décimées par la guerre, la maladie. Les double-vies devinées. Comment se raconte la légende familiale ou individuelle, et comment s’est-elle  inscrite dans notre construction d’identité, entre fierté, honte et devoirs ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2017Et l’amour, le mariage, la vision du couple ? Entre contes de fées et enfermement, nous y projetons selon les cas le havre de paix et de sécurité, le creuset de la passion partagée, l’évidence des obstacles et frustrations, la perte de liberté, la soumission. Nos « couples modèles » étaient ils de la famille ou le le fruit de l’idéalisation d’autres, réels ou romancés ? Etaient-ils conformes ou plutôt surprenants, décalés ?  Les récits familiaux racontent projets, espoirs et désespoirs, toujours dans le contexte du moment. Ils autorisent ou bloquent l’accès à ce sentiment d'amour. Qu’en avons-nous gardé ? En quoi avons-nous été influencés, blessés, ou nourris et que construisons nous de notre vie ainsi ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2017Évoquons le choix de nos métiers : D’ailleurs est-ce un
choix ? Ou un chemin dessiné par d’autres, selon les opportunités, le fruit d’une transmission, acceptée
et cultivée, la preuve de notre rébellion et de nos oppositions ? Le constat du poids des injonctions, des autorisations et des interdits met en lumière notre petit espace de liberté. Petit, mais bien réel ! Une fois cet état des lieux fait, il nous reste à nous projeter, là encore, à identifier nos désirs, nos capacités, notre réalité contextuelle,  pour continuer notre route, faire évoluer ce qui est, ou pour réorienter pleinement vers plus de cohérence et de sens pour soi-même.    

A bientôt !

Marie CHARLES

(*) Formation didactique et expérientielle : Histoires en héritage - Systémie, Psychogénéalogie et Transgénérationel

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L'édito de Septembre 2017

« En faisant scintiller notre lumière, nous offrons inconsciemment
aux autres la permission d'en faire autant ». 
Nelson Mandela

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2017

Le temps de vacance est passé pour la plupart d’entre nous. Retour aux obligations multiples, parfois plaisantes souvent exigeantes. Donnons nous encore un peu de temps, après les expériences de l’été, celui de l’observation, de l’analyse, de l’intégration, et de l’assimilation de notre vécu. Regardons ce qui nous a été facile, ou pas, ce que nous avons su apprécier et vivre pleinement, et gardons précieusement ces « pépites » pour conforter notre estime et continuer notre chemin.

A la relecture de l’édito précédent je me suis questionnée. Ai-je su appliquer au mieux ces propositions ? Ai-je vécu en Conscience, ou juste vite fait, me laissant emporter par les « et après, encore .. » ? Ai-je su regarder vraiment, imprimer la magie de chaque moment ? Ai-je pu communier avec l’environnement découvert et m’émerveiller des bleus multiples des mers, de l’aridité comme de la verdoyance, des visages fermés ou souriants entrevus ? Le feu solaire m’a-t-il réchauffée assez pour que je nourrisse mon feu intérieur et le fasse rayonner autour de moi ? Les vents ont-ils su apaiser mes ruminations psychiques, ai-je accueilli la légèreté du moment, la grâce de ces instants de présence à moi, aux autres, au monde ? Les eaux fracassantes ou caressantes ont-elles nettoyé fatigues et désenchantements, et ai-je su m’y lover assez pour purifier en moi l’énergie de construction et de création pour demain ?

Qu’en a-t-il été pour vous, qu’avez-vous su faire de ces multiples instants ? Que vous en reste-t-il ? Que gardez-vous ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2017Bien sûr, nous n’avons pas vécu que des jours enchanteurs et joyeux. Certains ont travaillé, d’autres ont eu à vivre des pertes, des douleurs physiques, des absences, à traverser chagrins et colères. Il a fallu lutter, pleurer, souffrir et … accepter au mieux.

Les ombres nous rattrapent parfois, nous font sentir la vacuité et la solitude, même entourés de ceux qui nous sont chers, au plus fort des moments de liesse. Il nous est alors donné de contacter la désespérance de notre condition humaine, notre finitude, notre petitesse, notre impuissance. Nous y questionnons le sens de la Vie, celui de notre quête. Qu’elles réponses trouvons-nous ?

Pourtant la conscience de ces moments envahis du cortège d’émotions intenses, est, en soi, la preuve de notre « Etre en vie » en vérité. A nous de regarder ce qui est, doux ou difficile, d’assimiler nos bénéfices comme d’ identifier nos écueils, pour construire notre confiance et notre juste estime de nous, humains, forts, et fragiles.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2017Il nous appartient de faire perdurer cette façon d’appréhender notre vie, dans la conscience de l’ici et maintenant, de l’hier vécu, et du demain à construire.
Le temps de vacance passe. Nos quotidiens nous emportent dans nos contraintes de réalité. A nous de créer ces temps de pause, de reconnaître les acquis et de nous en réjouir : le désaccord résolu dans un ajustement respectueux, le partage de rires ou de larmes, le repos dans le silence ou dans l’intensité des moments échangés, la beauté de la fleur improbable, le chant de l’oiseau, le son de la pluie et l’intensité des cieux en colère, le regard croisé qui nous fait exister …comme celui que nous offrons, avec un sourire.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2017Il est souvent aisé de savourer le bonheur et la légèreté. Savoir accueillir le difficile exige un effort, pour muter ces souffrances en source d’inspiration et de connaissance de soi. Les garder comme trésors de notre Vie est un acte conscient et volontaire, promesse d’un A venir lucide.

Marie CHARLES

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L'édito de Juillet-Août 2017

«La vie est toujours en devenir, mais il ne faut jamais
oublier de la vivre au présent»

Jacques Salomé

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2017

L’été est là, avec ses promesses de repos pour certains, de rythme plus lent pour les autres. Il nous incite à l’évasion, réelle ou imaginaire, vers des rivages autres, des espaces odorants, des mondes aux couleurs chatoyantes. Nous allons laisser nos courses éperdues, et garder présente la décision de vivre l’instant, de savourer le présent, avec ceux qui nous sont chers comme dans les rencontres inattendues. Une fois encore du temps a passé, et il nous appartient de vivre celui qui est.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2017Sachons regarder, nous étonner de chaque rencontre, de chaque couleur étincelante, de chaque forme métamorphosée par la nature, qui nous enchante et nous démontre combien elle sait faire de façon précise et subtile, pour que la Vie perdure et se transmette. La terre nourrit et fait naître, permet la croissance et l’épanouissement, puis elle se nourrit à son tour, quand le temps est venu. Mais ce temps là n’est pas aujourd’hui, alors savourons l’été et ses plaisirs. Communions avec Dame Nature et émerveillons nous !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2017Que le feu du soleil au zénith levant, ou couchant, colore les peaux, fasse briller les regards et s’élargir les sourires. Il nous rend légers, fait naître désirs et envies dans nos coeurs et nos corps. Il sait aussi nous offrir des spectacles colorés de pastels ou de teintes puissantes. Toujours il illumine les cieux, réchauffe les sols. Profitons en pour sentir notre soleil intérieur, et le déployer. Cette flamme en nous qui parle de vie et d’En Vie, d’évolution, malgré et avec les peines, les colères et les rages, les peurs de l’inconnu. Ce feu en nous, nous donnera la force d’oser, la joie d’ un pas de plus, vers .. ce qui nous animera durant l’été !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2017Que nos cieux soient cléments ou tourmentés,
le zéphyr antique, brise, bourrasque ou tempête, fait advenir ou fuir les nuages au-dessus de nous. Il nous décoiffe, nous bouscule. Parfois il nous rafraichit simplement et nous permet de mieux supporter les intensités étouffantes de nos journées. Il peut en être de même dans nos vies. Trouvons les bourrasques fraiches et puissantes qui feront s’éloigner les douleurs, apaiseront nos tourments et feront revenir le plaisir des joies simples. Que ces vents bouleversants apaisent nos pensées, allègent nos coeurs !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2017Que les vagues claquent contre les roches ou viennent caresser le sable. Que les cascades s’épanouissent contre les falaises, ou que les ruisseaux chantonnent au milieu des herbes. Peu importe la forme, l’eau est source de notre existence et nécessaire à notre vie. Savourons la avec respect, laissons la nous caresser, nous abreuver, nous rafraichir. Jouons avec elle et admirons la sous toutes ses apparences, ses couleurs et ses transparences. Laissons la emporter avec elle les traces de fatigue et de désenchantement. Qu’elle nous soit fraicheur, pétillements intérieurs et légèreté de l’être.

Le temps de vacance est là, du temps donné au temps et à nous pour Etre là, présents à ce qui s’offre. 
Choisissons durant cet été de savoir trouver
une pensée heureuse chaque jour, un signe autour de nous
qui parle de joie et d’amour, les admirer et les garder.
Une récolte de « pépites » tout au long de l’été, qui créeront
le cercle vertueux du doux et du bon, et viendront illuminer ensuite nos jours de retour au quotidien.

Je vous souhaite à tous un excellent été !
Que vos sens soient au service de la conscience de vos Présents, et que les éléments vous enchantent sans cesse.


Marie CHARLES

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L'édito de Juin 2017

«Lorsque nous nous sentons responsable, concerné,
engagé, cela nous amène à ressentir une profonde
émotion, un grand courage »

Le XVIè Dalaï Lama

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2017

Gardons un espoir lucide pour guider nos actes
Pour que nos engagements conscients et volontaires suivent un chemin de construction et non de destruction, affirmons des « oui, et » plutôt que des « oui,mais..». Il en émergera l’énergie d’agir, le plaisir d’être acteur dans nos vies, l’estime de soi, celle des autres !

Décidons ce « oui, et » qui ouvre plutôt que de fermer, qui nous donne l’opportunité d’un dialogue, d’un échange, de discussions, parfois de confrontations et de régulations animées et si vivantes. Nous serons alors à la recherche de concessions respectueuses et d’ajustements aussi satisfaisants que possible pour les deux parties. Oui, il y aura des frustrations et des renoncements partiels. Ce « oui et.. » nous évitera d’être critique acerbe, juge permanent et nous permettra d’être les artisans de la construction et du déploiement de nos espoirs, de nos avenirs.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2017Nos « oui, mais » sont si prévisibles, faciles, réactifs, qu’ils nous enferment dans des habitudes étriquées et une solitude aigrie, assortis de nos toujours et nos jamais, nos généralisations, nos étiquettes et nos croyances. Nous sommes pourtant alors convaincus de détenir le vrai et confortés par les évènements de nos vies qui vont dans ce sens. Nous oublions de regarder juste à côté, pour y voir le regard et le sourire de l’espérance. Nous croyons ainsi nous protéger de l’inattendu, de l’imprévisible, et nous y perdons nos capacités d’amplification de nos compétences, de nos Etres au monde. Nous détournons les yeux de la beauté de la nouveauté et cessons de nous émerveiller devant les surprises de la Vie.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2017Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge de la soumission, de l’acceptation de tout et de tous sans discernement ou avis personnel, pas plus que de jouer de naïveté face à toute illusion, mais bien d’être engagés dans cet effort constant et responsable qui exige écoute, analyse, élaboration, discussions et vérifications, au profit de notre positionnement et d’actions constructives.
Nous tous avons eu à subir parfois des décisions, ou des façons d’Etre imposées. Nos origines, nos croyances familiales, les valeurs inculquées, les injonctions perpétrées « pour notre bien… » nous ont formatés et parfois enfermés, en répétition ou en opposition. La négation de soi s’est parfois révélée la seule issue, avec son cortège de résignation, découragement, déceptions, de rages contenues ou de chagrins incommensurables.

Et depuis, qu’en avons-nous fait ? Ou que voulons nous en faire ? Il nous appartient de trier, de choisir ce qui fait sens pour nous, au-delà de ce qui a été, dans le contexte du moment, au profit de ce qui sera, pour nous et pour les autres. Cela n’évitera pas le travail de compréhension de qui nous sommes et d’où nous venons, celui de l’apaisement de la douleur, mais nous avons le pouvoir d’en faire un chemin plus heureux. Et, si l’espoir, l’espérance, ou la volonté de croire étaient les ingrédients qui rendaient nos choix moins lourds, parce que porteurs « d’à venir » lumineux et non d’impossibles lendemains ?

Quelques© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2017 lignes sur la formation «Histoires en Héritage»* qui a commencé cette fin de semaine. Nous avons initié une plongée dans l’Histoire des racines de chacune, et découvert les complexités de nos constructions, comme la force de l’Etre qui, au travers de ces noeuds imbriqués, voit le jour et oeuvre pour se réapproprier sa Vie. Ce furent deux jours denses, émouvants, bouleversants parfois. Ce fut aussi la preuve du courage de chacune à remettre en travail sa lecture, ses croyances, et les histoires racontées, au profit d’une plus grande clarté qui construit l’espoir de demain, pour elle et les lignées à venir.


Merci.

Marie CHARLES

(*) Histoires en héritage - Systémie, Psychogénéalogie et Transgénérationnel (8 sessions de 2 jours en week-end, de mars 2017 à mai 2018).

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L'édito de Mai 2017

«Tout le bonheur du monde est dans l’inattendu»
Jean d’Ormesson

© Crédit photo https://fr.pinterest.com/pin/328199891578135887/

Ses brins s’offrent depuis 1561 ! Symbole du bonheur retrouvé ou à retrouver ! Pour le plaisir du moment, pour le sourire qu’il fait naître. Après un éloignement, un chagrin, une séparation, un conflit … l’offrir ou le recevoir est un geste de douceur et d’apaisement. Une façon subtile de créer ou de recréer du lien.

Nous pratiquons, pour beaucoup d’entre nous ce rituel culturel, et cela est juste. Une façon de penser à ceux qui nous entourent, à ceux avec lesquels nous aimons à vivre, à partager. Et, si nous nous arrêtons un instant au-delà des habitudes pour y mettre du sens, si nous écoutons en nous, que trouvons nous en vérité ? Un geste fait par désir de donner, de recevoir, ou peut-être un acte fait par habitude ou pour ne pas déplaire, ne pas fâcher, et être apprécié ? Les réponses à trouver aux questions de toujours : pourquoi ? Et Pour quoi je fais ou ne fais pas, dis ou me tais, évite, oublie ? Lorsque la joie émerge de cette réflexion, nous pouvons choisir de la laisser fleurir et s’épanouir, il sera alors aisé d’aller vers ces autres et d’offrir quelques clochettes d’amour.
Mais lorsque ce sont chagrins et déceptions qui se font jour, comment décider de nos actes ajustés. Si nous allons dans les recoins de nos âmes, là où se cachent nos rejets et nos rancoeurs, nos frustrations, nos jugements et nos colères nourries, qui nous font renâcler, rejeter, nier, il nous sera sans doute moins aisé d’offrir, comme de ne pas offrir, peut-être.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mai 2017Et si une clef de l’évolution de notre humanité intérieure commençait là ? Avec l’opportunité de choisir l’apaisement, de l’initier malgré l’injustesse et l’injustice, la colère et notre bon droit. Donner pour, non pas oublier les rancoeurs, mais pour garder le lien, à cause et malgré tout. Au moins, posons nous la question, et si ce geste est impossible, que les douleurs et leurs causes restent indélébiles, il sera juste de ne pas donner, de laisser du temps au temps, sans perdre de vue ce possible pas à faire.

Nous sommes des équilibristes de la vie, sollicités et encouragés par elle à chercher, questionner, apprendre, élaborer avec l’inattendu. Réajuster nos comportements selon les moments est source de fierté et de bonheur profond. Oui nous avons peur de cet inconnu, et il nous est impossible de contrôler tout et chacun. Alors apprenons à savourer ce qui est nouveau, à en voir le merveilleux plutôt que l’angoissant, cultivons notre capacité d’émerveillement devant le coucher de soleil, ou la lune éclairante, la fleur qui nous éblouit, la beauté du présent quand c’est possible.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mai 2017Offrons nos brins de muguet, comme les mots de tendresse, de partage, nos sourires authentiques et nos regards francs, quand cela est juste. Pensons aux clochettes qui apaiseraient les conflits, réchaufferaient les froideurs, tisseraient de nouveaux brins solides aux liens fragilisés, puis décidons ce qu’il nous est alors possible de faire, malgré l’imprévu et l’incertitude.

© Crédit photo  http://ledomainedalezia3.l.e.pic.centerblog.net/o/muguet13-un-brin-de-bonheur.gif

Que le bonheur, et tout ce qui permet à chacun de le sentir, vous soit donné...
Et cultivez le avec ténacité, courage et enthousiasme.

Marie CHARLES

 

 

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L'édito d'Avril 2017

Sois comme la source qui déborde et
non comme l'étang qui contient toujours la même eau.

Paulo Coelho – « Véronica décide de mourir »

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2017
Lacs calmes et paisibles,
d’où émergent parfois les Lotus, fleurs de soleil, de lumière, symboles du féminin, de la patience spirituelle. Ou rochers sculptés par les vents, qui se prêtent aux jeux des eaux puissantes, dans un rythme effréné…
Qui sommes nous et quand le sommes nous ? Que voulons
nous être ? Et quels chemins s’offrent, en conscience
et en toute réalité, pour y parvenir ?

Je me questionne sur l’envers de ces propos. Comment rester source, claire et vivante, quand les chagrins, les déceptions, les découragements nous envahissent et nous épuisent. Pour une fois, ne parlons pas de ces chagrins essentiels, existentiels, qui paralysent et assomment. Juste ces contre-pieds de la vie, qui sont si difficiles à tolérer et réveillent notre impuissance. Tous ces petits détails qui font que le cours d’eau de nos vies se détourne et se perd. Ces évènements qui tout à coup nous font nous re-questionner sur le sens de nos choix- passés et présents-, sur la justesse de nos projets, le réalisme de leur possible aboutissement. Toutes ces petites choses qui, lorsqu’elles s’accumulent, nous empêtrent dans une énergie retenue et nous donnent parfois l’envie de nous arrêter, un moment, ou pour longtemps. Elles font émerger alors l’envie de revenir à nos sécurisantes façons d’être au monde de toujours, souffrantes mais bien connues, qui n’exigent pas d’effort…si ce n’est celui de se soumettre et de subir !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2017Et si…. nous acceptions un instant de poser nos bagages, nos outils, nos questions, et avant que de chercher une nouvelle source d’énergie, belle et forte, nous accueillions la part de nous blessée, triste, chagrinée, épuisée pour l’écouter et lui donner le droit d’exister. Oui les choses de la vie sont quelquefois agaçantes, incohérentes, décevantes… oui les Etres de nos vies sont parfois attristants, et se découragent aussi.
S’il nous était possible, juste un moment, de nous poser au bord de notre lac pour reconnaître nos sentiments et sensations, y laisser couler nos larmes d’eau ou de sang, y pleurer notre impuissance, y sentir nos rages et identifier leurs origines pour les orienter
sur les bons objets et pour les bonnes raisons, y laisser se répandre nos angoisses et nos terreurs, les reconnaître puis les calmer et les contenir au mieux.
Si nous y pratiquions alors, sur ces rives, l’accueil du Rien, pour y faire advenir notre à-venir de demain. Il nous serait alors possible d’y espérer voir grandir nos fleurs intérieures, avec respect et patience. Hautes, épanouies, uniques, elles prendraient racines dans nos âmes inquiètes, apeurées, enragées, parfois désespérées, et s’élèveraient vers la lumière, les espoirs, des projets à nouveau possibles, ou imprévus. La foi naitrait de notre vide créateur, source de Nous.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2017

Accordons nous le droit de nous reposer, de nous poser et de nous re-poser, encore. Acceptons que par instants ce soit douloureux et source d’anxiété. Cessons de nous agiter sans cesse, pour, volontairement et en toute conscience, découvrir – sans doute – une nouvelle source en nous, plus légère et chantante, fraiche et joyeuse, puissante et bouleversante. Allons alors dans le sens de ce courant, plutôt que de vouloir le remonter. Ce qui est, est… alors émerveillons nous par avance des découvertes que nous ferons, malgré la peur de l’inconnu, et sentons la joie d’Etre Vivants.

A bientôt…

Marie CHARLES

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L'édito de Mars 2017

Veux-tu vivre heureux ?
Chemine avec deux sacs : un pour donner,
et l'autre pour recevoir.

Johann Wolfgang von Goethe

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2017

Ce mois fut celui d’un nouveau temps de formation et approfondissement en AT et Gestalt, pour apprendre et découvrir encore, partager le cheminement de nos acquis depuis deux ans. Un constat : dire, être écouté, sont essentiels. Et cela ne suffit pas !

Tout ce qui sera nommé de nos souffrances et difficultés, entendu, mis en lumière, en thérapie ou en formation, devra être gardé présent en soi, à soi, et remis en conscience et en travail sans cesse. L’acquisition des outils, quels qu’ils soient, met du sens sur les étapes franchies et les transformations obtenues. Et, même compris ils ne seront pas assimilés sans la volonté de les expérimenter, de les mettre en pratique. Il nous faut donc accepter de re-lire notre histoire, et ce au travers des éclairages nouveaux appris, les expérimenter pour nous-même et dans la relation à l’autre, pour les intégrer et les assimiler. Ce chemin demande ténacité et volonté, conscience, et effort !

Au cours de ces journées, chacune a choisi et présenté un épisode de son parcours, accepté de l’analyser au filtre de l’AT avec franchise, honnêteté. Au détours de chaque récit, nous avons oeuvré :

  • À identifier qui était présent en nous à cet instant : l’enfant qui cherche à faire plaisir ou provoque, le personnage qui contre et contraint au risque de mal-traiter, ou celui qui plie, aime, au risque de s’oublier et de se laisser abuser, ou parfois d’envahir l’autre ? À repérer et questionner les injonctions intériorisées qui émergent sous forme d’interdits, de Lois, ou de dictons multiples, qui ont influencé notre construction et nos choix de vie, parfois à mauvais escient.. À convoquer les personnages mythiques porteurs de nos croyances, qui nous paralysent et nous font répéter – encore et toujours - un même scénario. À remettre en cause les dits - ou non dits -, bien intégrés – sur lesquels l’enfant que nous étions s’est forgé une image de lui comme des autres, et a cherché à y correspondre au prix de lui-même. Avec toutes les conséquences en matière d’identité, d’estime et de confiance.
     
  • Puis nous avons renforcé notre Etre Adulte, capable de prendre en compte toutes ces dimensions et de faire des choix, de se positionner, de décider au plus juste de ses convictions, en assumant les bénéfices et les risques de ses décisions, en acceptant de renoncer au Tout, inaccessible.


Nous avons redit combien le temps de réflexion avant tout « Contact » était fondamental afin de savoir nos objectifs, prendre en compte ce que nous savons de l’autre, rester à l’écoute de soi et savoir lâcher prise si nécessaire. Tout comme le temps d’après, nous permet d’analyser, identifier, se souvenir et assimiler.

Nous avons encore approfondi la découverte de nos comportements en lien avec les « Donner –Recevoir », assortis des « Demander -Accepter et Refuser ! »

Selon ce qui nous est le plus –ou le moins - naturel, … qu’en est-il des risques à changer de façon d’Etre ? Qu’elle est l’envie qui nous fait oser, la peur qui nous paralyse, la déception qui nous fait retourner à nos habitudes, insatisfaisantes, mais connues ? Où sont les réflexes qui nous font saboter le nouveau si inquiétant ? Et ceux qui nous font créer inconsciemment ce qui nous permet de vérifier notre scénario originel et donc ne pas évoluer, en restant dans la plainte, le chagrin ou la rage, le découragement ? Quelle est cette sensation d’impasse qui nous étouffe et comment la muter en ouverture à la Vie ?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2017Nous avons savouré chaque instant, avec des rires et des larmes, des joies et des peines, toujours du partage et du respect. Et nous en sommes ressorties plus droites, plus douces envers nous-même et accueillantes avec les autres. Nous nous sommes offert les belles, authentiques et riches images de nous toutes, à garder précieusement dans nos boites à pépites, à regarder de temps à autre, pour continuer à grandir et transmettre.

Merci à toutes de votre curiosité !

Marie CHARLES

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L'édito de Février 2017

« Les guerriers de lumière se reconnaissent au
premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du
monde. Souvent ils trouvent que leur vie n'a pas de
sens. Mais ils n'ont pas renoncé à lui en donner un.
Ils s'interrogent, refusent la passivité et le fatalisme.»
« un guerrier de Lumière n'oublie jamais la
gratitude…. il n'oublie jamais les amis parce que leur
sang s'est mêlé au sien sur le champ de bataille »

Manuel du guerrier de la Lumière
Paulo COELHO 

Nous sommes de ces Êtres là ! soyons en fiers.
Soyons reconnaissants... envers nous-même,
qui avons su garder cette ténacité
Et envers ceux qui luttent à nos côtés et partagent ces voies.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2017
Kandi (Sri Lanka) – Temple de la dent – Arbre de Buddha

Vous tous qui lisez ces lignes et acceptez donc de penser votre chemin, vous appartenez à ces Êtres capables de se questionner, de remettre en cause les choses de leurs vies, leur propre action, leurs choix et de les faire évoluer. La recherche de l'apaisement de nos souffrances qui nous amène à des rencontres aidantes, soutenantes, accompagnantes, est juste. Le choix de continuer ces questionnements, ces découvertes, ces apprentissages est alors juste aussi. Nous défaire de nos douleurs intérieures, et assouplir nos protections au profit d'une authenticité dévoilée, dénuée de faux-semblants, permet de construire des relations plus droites. Nous y trouvons parfois de la solitude et des déceptions, c'est vrai. Nous devons accepter de renoncer et d'être frustrés dans nos
espoirs, nos attentes, nos besoins, c'est vrai. Et, nous y découvrons aussi notre « Je suis au monde».

Continuons à chercher pour ne pas nous endormir. Gardons l'esprit éveillé, le coeur ouvert. Acceptons ce qui doit être, pour faire sens et construire la suite. Accueillons nos ombres, parfois très éveillées et réactives. Cherchons ce qu'elles cachent ou expriment au travers de leur violence, de leur mépris, de leurs manipulations. Elles sont aussi nos diamants intérieurs, qui se montrent en noir et blanc. Elles sont la trace de nos souffrances. Si nous les amenons en lumière, les prenons en compte et les regardons en face, elles se transformeront, muteront et se révèleront lumières chatoyantes. Elles viendront briller auprès de nos pépites intérieures, et nous aideront à mieux identifier nos spécificités, notre unicité, à nous sentir vivants.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2017Soyons actifs, dans nos vies et dans la quête de nous même, cessons de nous nourrir de la peur et d'éviter ainsi le mouvement de la vie. Soyons reconnaissants envers nous, les évènements et les rencontres, qui nous permettent de choisir
ce chemin de croissance. Accueillons qui nous sommes, pour aller vers ailleurs et autrement, et
offrir la même qualité de regard respectueux et non jugeant aux autres. Le monde est dur et souffrant, mais aussi magnifique et capable de se transformer. Nos « êtres au monde » sont fragiles, et puissants à la fois. Pas de la puissance dévastatrice qui domine et détruit, mais de celle qui centre, contient, porte et rencontre.

A bientôt !

Marie CHARLES

 

 

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L'édito de Janvier 2017

«La paix de l'esprit s'enracine dans l'affection et la  
compassion. Cela requiert un très haut degré de  
sensibilité et d'émotion»  

Le XIVè Dalaï Lama  

© Crédit photo site web : http://www.anonysize.me/

Remplissons le monde d'amour, de compassion, de
bienveillance, de douceur et de fierté !

Que cette nouvelle année nous soit douce et pleine d'humanité ! Que chacun de nous s'engage sur le chemin de la tolérance et de l'acceptation des différences, dans une posture juste et respectueuse, de soi et des autres, de nos valeurs et de nos convictions. Que nous sachions accueillir sans nous perdre, tolérer et nous ajuster, sans jugements ni angélisme. La réalité est parfois violente, et parfois merveilleuse. Alors donnons la priorité à l'émerveillement du moment, pour construire et non détruire, pour aimer et non haïr, pour découvrir et non rejeter.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Janvier 2017

J'aimerai que ces quelques lignes soient une fenêtre ouverte vers une pensée rassurante empreinte de lucidité et colorée d'amour. Je l'écris en pensant à chacun de vous, aux chemins que nous parcourons avec ténacité et engagement mutuel. Je choisis de garder en cet instant tous les moments de rires et d'émotions partagés, de larmes séchées et de douleurs entendues, de croissance et de réalisations de vos rêves, de vos objectifs, de questionnements pour naître à soi, dans une lecture de vos vies plus paisible, au service de vos lendemains harmonisés.

Ce que nous créons ensemble libère et répare, un peu, parfois beaucoup. C'est surtout la preuve qu'ensemble il nous est possible d'aller vers notre Moi profond, encombré des obstacles de la vie, écrasé des contraintes et des croyances, laminé par les jugements et maltraitances des autres... et surtout de nous-même. A nous de savoir affirmer notre « Je suis » avec notre juste capacité à nous nommer, à nous définir, à nous estimer, à nous affirmer dans l'altérité.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Janvier 2017

Cette ouverture consciente et volontaire, défaite de notre Ego souffrant et exigeant, nous rendra capables de regarder, entendre, découvrir, nous offrira des perspectives de partage et d'attachement sain, soulagera notre solitude, donnera sens à nos parcours et nos choix.

Très belle année à tous !

Marie CHARLES

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L'édito de Décembre 2016

«Vous n'atteindrez pas l'amour sans un
immense merci dans le coeur»

A. Desjardins 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2016

Le stage d'hiver (*) s'est avéré riche et intense. Le temps était clément, la brume du matin, éclairée parfois de quelques rayons de soleil naissant, laissait deviner des paysages magnifiques, les cieux nous étonnaient par l'intensité de leurs couleurs d'hiver. Notre espace de travail était toujours aussi lumineux et vibratoire. La qualité de présence de notre hôtesse et son attention permanente, nous ont été précieuses.

Sans savoir toujours où nos chemins psychiques allaient nous emporter ni quelles découvertes nous attendaient et se révèleraient, nous avons vécu très fortement tous ces moments de partages, de rencontres, de découvertes de nos différences, de progressions. Des rires et des larmes bien sûr, des régulations parfois, de la joie toujours.

Ensembles, nous avons aidé à poser les mots qui nomment et délivrent : de ce qui a été, les étapes franchies sans les omettre ou les dénier, les pas faits et actés pour atteindre à la réalisation du projet d'aujourd'hui, essentiel et intime. Nommer son « Je Suis » dans son entièreté de maintenant, et savourer la Vie qui nait.

Nous avons vu la joie, la détermination et l'audace de celle qui ose venir questionner et vérifier ses capacités à vivre et sentir le plaisir d'être dans la juste posture de l 'écoutante. Avec pertinence elle a écouté et fait émerger des pistes nouvelles . Elle a ainsi renforcé sa confiance, et confirmé son projet d'A-venir.

Nous avons appris à accepter ce qui ne fait pas sens sur l'instant, sans se perdre ou lâcher, juste dans l'accueil de cette étape nécessaire. Puis nous avons muté ces obscurités en sources pour un nouvel Homme, né défait des attentes d'autres, capable d'affirmer qui il est et ce qu'il veut pour Lui. Sa façon d'Etre en contact se dépouille alors « des trop et des trop peu » au profit du simple Soi.

Nous avons questionné les règles, valeurs et croyances de vie. Nous avons crée une synergie de paroles multiples et différentes, où expériences, connaissances et ressentis se sont harmonisés dans un dialogue assertif, respectueux, positionné et vivant. Aimer c'est tout cela.

Nous avons admiré le lien d'amour qui perdure au delà de la perte, et soutient dans les dures réalités à traverser. Nous avons alors, et souvent, revisité notre humanité d'ombres et de lumières, notre humilité, nos places et nos rôles, l'authentique relation à soi et à l'autre, le respect des pensées de chacun, des croyances ou des convictions.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Décembre 2016

Nous avons oeuvré à défaire quelques noeuds de loyauté contraignante pour commencer à trouver une liberté de vie, laisser la culpabilité au profit de la responsabilité, et accéder ainsi à des liens plus équilibrés. Y trouver alors sa puissance de femme, et une possible parole claire et posée, qui laisse voir et entendre, a été possible.

Nous avons découvert la force du regard phénoménologique et non interprétatif, comme une porte ouverte vers une autre approche de nos psychés et un possible nouvel éclairage de nos lectures immédiates souvent empreintes de nos croyances. Coupures et cicatrices trouvent commet s'apaiser, lentement, dans la douceur et le respect de soi.

Nous avons «pensé» et acté le droit à Etre soi, à se soustraire à certaines normes sociales, revendiqué de choisir notre façon de vivre. Celle qui nous laisse libres et qui nous permet alors de décider les temps de rencontres ou de retrait, et non pas de les subir. De là émerge la joie et la légèreté d'Etre Soi.

Quant à moi j'ai savouré, dégusté, apprécié, beaucoup de ces moments de profondeur comme de légèreté. J'y ai mis la force de mon expérience, et de mon savoir-Faire. J'ai usé de mes outils et savoirs multiples au service du développement de la croissance, individuelle et du groupe. J'étais inspirée, je l'espère. J'y ai sans cesse insufflé mon savoir-Etre d'Accompagnante et de Femme.

Merci à tous pour votre confiance et votre engagement.

Belle fin d'année !

Marie CHARLES

(*) Stage d'hiver de Gestalt thérapie (25 au 27 novembre 2016)

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L'édito de Novembre 2016

«Notre vie est un voyage constant, de la naissance à la
mort. Le paysage change, les gens changent, les besoins
se transforment, mais le train continue.
La vie, c'est le train, ce n'est pas la gare.
»
Paulo Coelho «Aleph» 

 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2016Le temps passe ! Sans doute un thème essentiel pour chacun de nous : ce constat énoncé fait souvent émerger un agacement, voire du refus, et fait écho de suite au vieillissement, à l'urgence, aux deuils et pertes, aux renoncements, à une sorte de pression immédiate qui pousse, contraint, tire vers le Faire, l'Avoir…. Oui le temps passe. Parfois légèrement, plus souvent il nous renvoie à notre part de responsabilité en toutes choses. Certains d'entre nous ont pu trouver la cohérence et la voie pour se sentir légitimes et ajustés dans leur vie. D'autres, soumis à des contraintes de réalité qui les mettent en décalage avec leurs valeurs et leurs objectifs, cherchent leur alignement intérieur et leur place.

Il nous ne nous est pas possible de le retenir ce temps, il coule comme l'eau entre nos doigts. Il est aussi une réalité qui nous permet de nous questionner sur nos souhaits, nos désirs, nos envies et nos besoins, et nous oblige à trouver comment les différencier, pour agir. Plutôt que de rejeter cette idée, de détourner la tête pour oublier qu'il s'effrite, de refuser de lâcher, d'oser, de risquer, et chercher ainsi à garder l'illusion que tout restera toujours possible : tachons d'en faire notre allié.

Laissons du temps au temps... celui du mûrissement pour nos choix de vie, celui de la joie de se construire, de grandir, de découvrir et de rencontrer. Celui de reconnaître que certaines contraintes jalonnent notre vie et que, si ces échéances passent, nous ne pourrons pas remonter le temps. Faisons juste une pause, et posons nous les bonnes questions, confrontons nous aux choix possibles et allons au bout de la faisabilité éventuelle de nos projets, avec courage. Nous devrons renoncer à certains de nos rêves impossibles, et oeuvrer pour réaliser les autres, quelle que soit la route à emprunter, avec continuité et ténacité. N'attendons pas de savoir, de comprendre, d'avoir tout « réglé », pour prendre le risque de la Vie, malgré la peur au ventre parfois. Accueillons ces questionnements comme des opportunités pour trouver notre sens, sans jugement sur soi, sans céder aux attentes des autres, sans répondre seulement aux désirs de l'environnement quel qu'il soit, et en triant ce qui nous appartient dans nos rêves réalistes de ce qui n'est pas nôtre. Les réponses se découvrent pas à pas dans le mouvement, en cheminant, en essayant, en se trompant parfois aussi.

Et le temps passe… alors, quand désirs et réalité concordent, traçons notre route avant que le temps d'agir ne soit passé, avant que les regrets l'emportent. La satisfaction du chemin fait sera libératoire, sans que la peine du renoncement ou la colère, puissent être évitées parfois. Nous trouverons là un espace de liberté! Celle de faire ou non, de dire ou pas, d'agir ou de lâcher. Nous y sentirons la joie d'Etre soi.

Les âges ont leurs saveurs, leurs plaisirs et leurs peines. Les années passent et la sagesse s'installe pour chacun de nous. Celle qui est le fruit de l'expérience, pleine de joie et de fierté. Vient alors le temps d'un autre temps, riche et intense, celui du constat humble de nos chemins, faits de nos réussites et de nos erreurs, qui tous deux font de nous ce que nous sommes et qui nous sommes. Ce sera alors le temps de la transmission, avec la conscience que le temps passe, toujours et encore, que nous n'avons pas à regretter, juste à accepter.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Novembre 2016

Avant que de devoir nous retourner pour constater que la vie a répondu pour nous, que nous devons subir plutôt qu'agir, que nous avons satisfait les autres dans la répétition, sous le coup des injonctions familiales et des missions non dénouées, gardons présents nos rêves, petits et grands, et agissons quand le temps est venu, avant qu'il ne soit passé. Il nous sera alors possible de savourer ce que nous aurons crée pour nous et avec les autres, longuement et avec fierté. Il nous sera alors plus simple de lâcher les illusions au profit de la réalité pleine et entière, douce, riche, parfois douloureuse, toujours vivante.

Marie CHARLES

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L'édito d'Octobre 2016

«La vie est aussi éphémère qu'une goutte de rosée
à la pointe d'un brin d'herbe." 
Matthieu Ricard

 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016

Nous courons derrière une multitude de choses censées nous apporter bien-être, sécurité, plaisir. Certaines sont nécessaires à notre bonheur, d'autres sont des désirs, agréables à satisfaire. Nous courons aussi devant… notre passé, l'angoisse, les choix à faire et leurs conséquences. Nous cherchons à éviter de trop sentir une réalité : rien n'est jamais acquis, tout se transforme, évolue, nous échappe.

L'Impermanence est au coeur de nos Vies
 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016Nous pouvons tenter de retenir le temps, multiplier les satisfactions matérielles, et autres... Rien ne reste en l'état, tout change et nous sommes contraints de suivre ce mouvement. Cette impermanence est la nature de nos existences. Tout ce qui nait est voué à disparaitre, tout passe et se transforme, tout est mouvement et nous invite au lâcher-prise. De là émergent angoisse existentielle, sentiment de solitude, impuissance, quête de sens face à l'absurdité de notre condition humaine. 


© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016

Les Etres que nous aimons nous quitteront, ou nous les quitterons, un jour. Notre beauté évolue et le vieillissement de nos corps est inéluctable. Nous devrons faire avec ce que nous sommes et serons, nous ajusterons nos désirs à nos capacités. N'attendons pas d'avoir perdu pour mesurer l'importance de ce – ceux - que nous avons. Gardons cette réalité présente à nous afin que la Vie ne puisse nous enlever impromptu la possible parole-lien et que les regrets n'appesantissent le chagrin.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016

Oui nous avons peur. De perdre, de ne pas obtenir, de réussir, d'évoluer aussi. Elle fait partie intégrante de l'Etre. Ne la nions pas, accueillons l'enfant apeuré en nous et faisons alliance avec elle, pour agir et oser. Cessons d'attendre qu'elle s'efface pour vivre. La peur n'empêche pas le temps de passer, les pertes de se faire. Et, cette immobilité nous prive de partages, de dire et de vivre ce qui est à expérimenter pour que l'apprentissage dans notre vie soit riche.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016Oui nous sommes seuls. Fondamentalement, de la naissance à la mort. Seul (e) parmi les autres. Cessons de vouloir éviter et mutons ce ressenti. Nous y trouverons la douleur, la peur de ne pas contrôler, la colère, et parfois, un peu de la plénitude de notre Etre au monde. Trouvons comment – non pas remplir – mais nourrir cette solitude. De nous-même déjà, juste présents à nous. De ce qui nous entoure ensuite. Admirons ce qui est – et passera aussi - la beauté d'une goutte d'eau sur un pétale de rose, le vol de la mouette au dessus des vagues fracassantes, l'arbre qui penche au gré des bourrasques et se redresse, les regards et les rires , la douceur d'une caresse.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Octobre 2016Oui nous sommes impuissants à éviter cette impermanence, les pertes, la douleur. Et, au lieu de cette angoisse panique qui paralyse, construisons ce qui est de notre responsabilité, vivons fidèles à nos valeurs du mieux possible, créons notre à-venir avec ténacité et courage en sachant que rien ne certifie que nous atteindrons et savourerons. La vie est parfois très injuste et nous enlève ce que nous avons tant oeuvré à créer. Mais ce mouvement de vie est notre véritable espace de création de nous, pour nous, avec les autres et le Monde. 

Tentons d'accueillir et d'accepter notre réalité de vie au mieux. Il ne s'agit ni de se résigner, ni de dénier, ni de s'effondrer. Juste de savoir que cela est. Gardons en nous la flamme de l'espoir, et agissons dès aujourd'hui pour la réalisation de nos projets de vie. Le temps passe, et nous avec. Parlons quand les mots clarifient et apaisent, taisons nous quand ils sont source de douleurs et de conflits. Allons vers nous même et nos désirs profonds de cohérence et de sens. Savourons ce qui nous comble.

Demain sera ce qu'il sera. A bientôt !

Marie CHARLES

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L'édito de Septembre 2016

«La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle,
car nous ne penserons jamais tous de la même façon,
nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents.»
M. Gandhi

 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2016

Bonjour à tous...
Je suis heureuse de vous retrouver après ce temps de silence éditorial et thérapeutique pour une année neuve de partages et de réflexions.


J'espère que ces mois ont été aussi lumineux et doux que possible, qu'ils vous ont permis un peu de repos, de détente, des rires légers et des pensées profondes, des apprentissages, des découvertes, des émerveillements multiples et variés.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2016Pour moi ce fut le grand plaisir de découvrir une autre culture, dans un lieu lointain. Le bonheur de constater et de vivre, jour après jour, la tolérance et l'acceptation naturelle des différences en tous domaines.
Ferveur intense, chants et danses ponctuaient les temps d'offrandes et de prières, les célébrations ou tout simplement le quotidien. Le sourire, ouvert et lumineux, était toujours le premier mouvement vers … nous, dans toutes nos différences : couleur de peau, langue, mode de vie, moyens, religion, vision du monde, coutumes. Le désir de la rencontre se manifestait dans les mots, les gestes, le regard. Les leurs et les nôtres bien sûr, comme une invite à l'apprivoisement mutuel. Une expérience intense de profonde tolérance.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2016

Une philosophie de vie qui repose sur la valeur du moment présent, et sur la volonté d'agir toujours dans le respect de la vie. Chiens – nombreux -, vaches, mangoustes, serpents et varans traversent les routes, et ce sont les voitures qui s'arrètent ou se détournent. Les étapes de vie se célèbrent entre familles, voisins, amis …et les visiteurs y sont conviés, accueillis. La population offre à la divinité fleurs, riz, musiques et danses, et à ses représentants le nécessaire pour survivre. Ils ont peu, et font ensemble dans la cohabitation des rituels, cérémonies, et croyances différentes et respectées.

Non ce n'est pas une image idyllique. Il y a la pauvreté, le rudimentaire. Il y a eu la guerre, il y a les insatisfactions, les malversations. Et, sans doute, dans ce choc des langues, n'avons-nous pas eu accès à certains chagrins et inquiétudes. Mais tout est nommé dans le calme et le respect, sans colère envahissante ni jugements destructeurs. Chacun cherche à vivre selon ces convictions et ses moyens, se recentre sur l'essentiel.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2016Notre été ici a été jalonné de violences, de joies et de chagrins – sportifs et autres - partagés. Incohérences et ambivalences extrèmes! Les évènements de nos vies et du Monde nous bouleversent et, nous inquiètent… déclenchent les peurs archaiques ou les rages fondamentales. A chacun de nous de trouver comment gérer au mieux pour lui-même, sans naïveté bien sûr, ni aveuglement, ni évitement, ni emballements irréfléchis.

Afin de perdurer dans notre chemin de construction il nous appartient de savourer ce qui est, de décider de regarder et de choisir de nous émerveiller du beau, pour traverser ce qui l'est moins, en toute conscience...

Tout cela est joliment dit, et je suis très consciente que ce n'est pas si simple. Ce n'est pas une pensée magique, mais un effort conscient volontaire de chaque instant, ou de quelques instants dans nos journées bien remplies !
 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Septembre 2016Je nous souhaite d'apprendre à cultiver cette façon d'Etre au monde.
Qu'à chaque moment où le jugement
se manifeste en nous, nous choisissions d'ouvrir notre coeur, à nous même
et à l'autre.
Que cette bienveillance soit déjà tournée vers nous, volontairement,
puis mise au service de la rencontre de l'autre dans sa différence ou sa similarité, 

toujours pour apprendre et accueillir.

Marie CHARLES

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L'édito de Juillet-Août 2016

Volons, Voguons, Vivons…
Soyons nous, pleinement ! 

 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2016

"Vous ne pouvez pas arrêter les vagues,
mais vous pouvez apprendre à surfer."

Joseph Goldstein 

L'été est là... et avec lui nos espoirs de soleil, nos projets d'évasion, nos rêves de calme. Nous y trouverons, je l'espère, un peu de temps pour nous reposer, nous poser. Du temps pour lâcher les pressions, les tensions, les exigences quotidiennes. Du temps pour nous accepter plus lents, plus à l'écoute de nos besoins, de nos désirs. Du temps aussi, pour apprendre, pour découvrir les mondes et les lieux autrement, pour regarder et nous émerveiller de ceux qui nous entourent. Du temps pour penser et nous penser demain, dans la réalisation de qui nous sommes et serons.

Nous ne pouvons pas arrêter les vagues, réelles ou psychiques. Quand elles déferlent, nous nous sentons alors submergés, envahis, si perdus qu'il nous est difficile de retrouver l'air libre. La peur, parfois la panique, nous envahissent, notre confiance diminue, le découragement l'emporte, nous sommes convaincus : plus rien ne sera possible. Et pourtant, nous savons que ce sont des étapes à franchir, des «ponts de singe» à parcourir, des traversées qui se feront, entre peurs, chagrins et douleur c'est vrai. Et nous retrouvons la lumière après, un «à venir» plus calme, plus heureux. Ce passage exige notre ténacité et notre courage, pour croître, assimiler ce qui nous est donné à vivre, élaborer ensuite pour renforcer notre Etre au monde.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2016

Il nous faudra donc apprendre à négocier les vagues, à prendre les vents pour nous laisser porter et emporter, sans contrôler tout, ni imposer notre volonté farouche. Il nous faudra accepter de faire avec les obstacles, les difficultés, les chagrins et les douleurs, accepter de ne pas comprendre l'injustesse et l'injustice de la vie. Nous trouverons peu à peu la fluidité du mouvement psychique qui nous fera contourner et nous redresser, éviter quand cela est juste, nous positionner et accepter les potentielles pertes, au profit du respect de nous et de la construction de relations humaines : par nature imparfaites.

Tout au long de cette année nous avons, ensemble, appris à surfer, voguer, voler, faire avec et nous relever pour avancer de nouveau. Continuons. L’été n’est pas égal pour tous, c’est évident. Certains pourront s’évader de leur univers habituel, plus ou moins longtemps, d’autres devront continuer entre rayons de soleil, nuages ou pluies aussi. Mais la ressource est en nous seuls, et dans les liens que nous savons créer et entretenir avec ceux qui nous sont chers. Il nous appartient de choisir d’avoir ce regard attentif sur les choses, les évènements, les gens….et d’y découvrir l’étincelle de beauté, de joie, de douceur qui y réside. Le sourire de celui dont nous croisons la route sur un passage clouté, le regard de l’enfant qui nous dévisage, la douceur du chat qui vient se lover contre nous, la beauté du vol d’un oiseau entre les toits ou au dessus de la mer, l’éclatante beauté d’une fleur inattendue, la puissance de l’arbre qui nous propose son ombre. Cela n’empêche pas les choses plus dures… et, il nous revient de trouver et de garder le moment cristallin, lumineux, fait d’or et de lumière, qui sera notre trésor du jour !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juillet-Août 2016

Alors je nous souhaite de danser la Vie, avec et malgré les écueils, du mieux possible, sur les rythmes harmonieux du plaisir de l'instant. Que la musique du temps qui passe nous donne l'envie de cheminer, de grandir, de rire et de nous amuser, de rencontrer et d'admirer ce qui nous est doux et bon, et nous aide à laisser passer les sombres moments dans un « lâcher prise » conscient, volontaire et ajusté, à cultiver chaque jour !

Très bel été à vous tous et rendez-vous en septembre !

Marie CHARLES

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L'édito de Juin 2016

Accepter... et Vivre  
 
Avec le temps qui passe et fait son oeuvre, avec notre histoire, les incontrôlables évènements que nous subissons, les contraintes de réalité... choisir d'aller de l'avant, de transformer ce qui peut l'être et d'accepter notre impuissance face à ce qui est et ne changera pas.
 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2016

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2016Le stage de printemps (*) s'est déroulé dans un espace magnifique, entre glycines et roses odorantes, poules caqueteuses et canards cancaneurs, face à une mer d'avoines aux verts tendres, avec tout le plaisir de l'accueil attentif de nos hôtes.
Comment faire vivre ensemble tant d'histoires, de personnalités, sur un thème aussi complexe que celui-ci, les faire cohabiter, permettre ainsi la croissance de chacun au profit de celle du Groupe, et inversement ?

Peut-être le mystère d'une formule « magique » empreinte
d'engagement, de co-responsabilité, de respect,
de volonté tenace, et.. De l'humanité de tous !

Nous avons vécu des temps de groupe pour découvrir et nous émerveiller des rencontres nouvelles, des regards intenses malgré la peur, de la parole authentique sans artifices, de l'accueil de nos différences. Nous y avons créé sans cesse, pour y libérer nos Etres contraints. Nous avons ri, pleuré, agi encore et encore, sans relâche.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2016Relire notre histoire, identifier ce qui a été, est et sera, sans que rien ne puisse la modifier, et la différencier de ce sur quoi nous pouvons agir, nous a permis un « pas de plus » pour chacun, malgré et avec la douleur, la colère, les deuils à faire.
Penser notre mort pour nous préparer et prendre soin de ceux que nous aimons et qui nous aiment et ainsi éviter urgence et regrets.
Relaxations et ouverture de conscience nous ont permis de rencontrer notre animal Totem et d'apprivoiser sa puissance en nous. Louve, renards et autres nous ont visités au bord de la cascade qui nous a rafraichis. ….D'autres trop timides, nous attendent à l'orée de la forêt.
Le feu purificateur, source de mutation, nous a fait danser et nous a transformés, un peu plus encore. Il nous a comblés et nourris de sa force.
La danse soutenue par des musiques intenses nous a fait explorer les tensions de nos corps, a fait émerger émotions et ressentis. L'écoute de soi a permis de lâcher pour trouver notre mouvement intérieur autour de notre axe.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Juin 2016Nous avons vécu des temps individuels, intenses et marquants. Des étapes de Vie :
Des «je vais bien» et des «je ne veux pas» nous ont amenés jusqu'à un moment émouvant en pleine nature pour dire un Adieu libératoire. La naissance de Soi à Soi ajoutée aux soins berçants ont mis au monde un Etre libre de ses choix à venir, capable de «danser ses pas».Des jeux partagés ont permis des secrets dévoilés à voix basse, et la continuation d'une séparation douloureuse et injuste nous a bouleversés. Les barbelés de l'enfermement ont été écartés et de là est apparue celle qui a su en faire de l'or pour elle-même, et les autres. La recherche de sa puissance a permis d'accepter ensuite le regard sur soi qui définit et rend visible. La décision de lâcher les questions multiples, de défaire les briques du mûr de la solitude l'a fait aller vers les autres pour un temps de chaleur humaine. Être entendue pleinement dans le chaos, a révélé la douleur d'une construction entre vulnérabilité et combat. Accepter la réalité dite et vue par l'autre et la reconnaître, donne la liberté de choisir et d'agir pour soi, peut être de renoncer aussi. Regarder avec plus de lucidité encore les personnages de sa vie, constater les responsabilités partagées, nous a menés ensuite à la rencontre dansée à deux pleinement. Puiser en soi la force de chercher sa puissance pour la crier, fait se redresser et s'affirmer.

Tous les « Je Suis » ont grandi.

Merci à tous pour votre confiance et votre engagement !

Marie CHARLES

(*) Stage résidentiel de Gestalt-thérapie - Accepter... et vivre (17 au 22 mai 2016)

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L'édito de Mai 2016

«C'est dans l'effort que l'on trouve
la satisfaction et non dans la réussite.
Un plein effort est une pleine victoire»

Gandhi

Conscience, choix et... ténacité !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mail 2016Notre chemin de croissance et d'évolution commence par de nombreuses prises de conscience, vertigineuses parfois...

de notre parcours de Vie, ce que nous avons eu à vivre et qui nous a meurtris, humiliés.
. de nos impasses et de nos difficultés, de nos incapacités, de notre impuissance souvent.
de nos «dysfonctionnements» sources de mal Etre, d'insatis-factions, de conflits, qui une fois identifiés peuvent devoir être modifiés.

Cette route est longue et souffrante. Les larmes et les colères jalonnent ce parcours nécessaire pour émerger à notre profond désir de Vie. A nous d’agir pour ne pas rester bloqués dans notre histoire et continuer à nourrir la douleur. L’accueil et l’écoute bienveillante nous y aident et nous servent d’appui pour ne pas glisser et nous décourager. Il devient alors possible de reconnaitre ce qui a été, ce que nous avons ressenti, ce qui nous a forgés et qui nous constitue.

Tout ceci nous amène à une étape essentielle : celle du choix. Du choix de Vivre et de modifier nos comportements, avec la conscience que l'autre ne changera pas sa façon d'Etre sans une évolution de la relation. Que voulons nous ? Que cherchons nous ? Qu'allons nous mettre en oeuvre ? A quoi sommes nous prêts ? Et pour quoi ? Nous aurons à trier entre nos rêves, nos espoirs et les contraintes de réalité. Nous allons devoir mettre en cohérence nos valeurs, nos objectifs et les moyens pour les atteindre, le tout dans un contexte environnemental familial, social, professionnel, culturel peu serein devant ces évolutions, voire dans la résistance... Passive ou active. Sans cesse il va nous falloir décider du pas suivant sachant que les conséquences de nos choix impacteront les autres. Nous avons à construire du nouveau dans un ajustement permanent, créateur de l'A venir de tous.

Et, cet engagement devra être durable. Les temps à venir exigeront vigilance, soin de soi et des autres.... ténacité dans la construction de notre évolution, constance dans nos choix :

pour garder cette conscience aigüe de nos dysfonc-tionnements et de nos habitudes, dans lesquelles il nous sera si aisé de retomber,
pour re-choisir à chaque fois de modifier nos attitudes et de progresser sur le chemin escarpé d'une vie plus heureuse,
pour reconnaître nos dérapages, nos évitements, notre lassitude et nos colères de ce que les autres ne choisissent pas de faire ces efforts,
pour oeuvrer et faire évoluer notre Etre au monde, jusqu'à ce que cela devienne plus facile, plus doux, plus réflexe… presque une évidence !

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mail 2016Notre vigilance doit être à l'oeuvre en permanence. Tout évènement brutal, toute rencontre qui vient réveiller les « fantômes » du passé, nous font retrouver nos réflexes originels et rejouer les mêmes partitions. Mais plus vite nous saurons
alors réagir avec conscience, décision... et volonté.

De ce chemin émergeront liberté et autonomie. Ceux qui ont su nous écouter et nous soutenir resteront présents, mais en nous, comme
guides intérieurs et sources de réassurance invisible.

Sachons le, acceptons le, et reprenons notre effort pour nous-même avec constance et confiance.

Marie CHARLES

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L'édito d'Avril 2016

«C'est pas d'ma faute !»
 

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2016

Chacun de nous a prononcé ces mots d'enfants. Ils nous permettaient d'éviter la colère, les punitions, le désamour de nos proches. Ils nous étaient un moyen utile et juste pour excuser nos actes et obtenir la tendresse au lieu des reproches. Adultes nous les avons entendus dits par de plus petits, avec la peur dans le regard, l'inquiétude dans la voix, ou simplement comme l'énoncé d'une vérité. Et, ces mots dans la bouche d'un adulte, qu'en est-il ?

L'enfant est en apprentissage. Son environnement lui enseigne les règles de vie, les codes sociaux et familiaux, les valeurs à respecter. Il va apprendre et se construire au travers de son éducation et découvrir – peu à peu – le sens des responsabilités. Les siennes et celles des autres, quand son entourage est en capacité de lui montrer comment faire sans dénigrer ou humilier!

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Avril 2016Adultes il nous arrive de devoir subir, sans que notre faute ou notre responsabilité ne soient en cause. Nous sommes alors les victimes
réelles de situations violentes, d'institutions maltraitantes, de personnes qui nous blessent, d'actes destinés à détruire et à dominer.

Et puis il y a du vrai dans cette remarque initiale. Chacun de nous agit influencé par son histoire, son parcours, ses propres blessures. Pour autant cela ne peut suffire à excuser – ou justifier - des comportements qui captent l'autre et nous évitent nos responsabilités.

En d'autres situations ces quelques mots se révèlent inadéquats à notre condition. Laissons de côté la notion de «faute» pour aller vers celle de Responsabilité. La faute nous renvoie de suite à la culpabilité, au bien et au mal, à un jugement sur nous. Un regard qui évalue nos actes, posé par l'autre ou par nous-même, tant nous avons intégré cette notion sans la remettre en question et la faire évoluer. Nous nous présentons dans la plainte qui nous dédouane et nous empêche d'apprendre à assumer la
juste réalité de nos actes.

C'est un parcours ardu, long, difficile que d'accepter qui nous sommes, de scruter nos parts d'ombre, et de faire en sorte de modifier notre façon d'Etre avec l'autre. Regardons honnêtement les moments où nous réagissons ou agissons puis évitons d'assumer, avec toutes les bonnes raisons du monde et par la «faute» d'un autre. Nos actes – nos évitements, fuites, oublis, procrastinations – ont et auront des conséquences. Il est aisé d'en rendre responsables l'environnement, l'alcool, la colère, le monde,…. Mais en fait, personne n'est dupe et chacun de nous sait - en vérité - ce qu'il a choisi de mettre en acte.

Adulte nous avons la liberté de choisir, le devoir de décider de ce nous faisons de notre histoire, la capacité à mesurer les conséquences de nos agissements, pour nous et sur les autres. Nous sommes auteurs de nos actes et donc responsables de notre passivité, comme de nos réactions et de nos actions.

«Nous ne sommes pas responsables de ce que l'on a fait de   nous, mais nous le sommes de ce que nous faisons de ce que   l'on a fait de nous»  
&  
«L'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il   ne s'est 
pas créé lui-même, et cependant libre, parce qu'une   
fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce 
qu'il fait»  
J.P Sartre  

 

Marie CHARLES

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L'édito de Mars 2016

"La gratitude conduit à l'amour 
Mais pas à l'amour-demande….
Ne confondez-pas l 'amour-mendicité avec 
l'amour-plénitude qui vient de la reconnaissance". 
Arnaud Desjardins

Se rencontrer et …?

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2016Rencontrer cet Autre et être séduit, bouleversé par cet Etre qui nous attire, par ce qu'il est, par ce qu'il provoque comme émois et élans irrationnels, par ses différences et la passion qu'il réveille, le regarder et se sentir regardé, dire et entendre les mots doux à nos coeurs, partager du temps, des pensées, des rêves, vivre intensément chaque instant et ne plus être seul (e) ! Pouvoir savourer, déguster pleinement, espérer, croire de nouveau, se sentir vivant. Laisser nos coeurs et nos corps dialoguer, créer des harmonies inconnues, des liens puissants et rassurants. Trouver et garder une liberté d'aimer parce que c'est Lui/Elle et que ça ne s'explique pas ? Oui, bien sûr !


Mais aussi craindre la réalité du quotidien et de nos différences justement. Ces dissonances qui vont nous contraindre à nous confronter, nous opposer, nous défendre. Nous allons vivre – après la fascination – le retour à un autre réel, les déceptions, les tourmentes, parfois les duretés, les abandons et les rejets, puis la menace de l'absence, du vide. Se fondre et coller alors au désir de l'autre est une réponse naturelle, pour garder, garder… encore un peu, et parfois aller jusqu'à en perdre le respect de soi, de l'autre, perdre notre axe, notre essence, ne plus savoir, ne plus comprendre, ne plus vouloir….

Alors comment agir ?

Sur moi, je peux… chercher à comprendre causes et conséquences de mes actes, sentir ce que le comportement de l'autre provoque et entraine, évoluer sans me nier ni me trahir. Je peux identifier ce qui est de ma responsabilité, modifier la forme et rester fidèle à ce qui fait sens pour moi. Je peux écouter, entendre et m'ajuster, au plus près de nos besoins réciproques.
Sur l'autre, je ne peux pas grand-chose. Ni faire à sa place, ni imposer, ni le changer, si lui n'est pas prêt à faire la moitié de ce chemin ardu de la construction à deux.

Devons-nous donc accepter de perdre ?
Devons-nous renoncer, pour ne pas Nous perdre ?

Cessons les guerres stériles, les justifications, les débats pour convaincre, au profit d'un dialogue vrai, d'un positionnement sain et juste. Revenons à nous-même, à nos valeurs, retrouvons ce qui nous est essentiel. Rendons à l'autre sa part de responsabilité, laissons lui sa liberté de choix, pleine et entière.

Et oui, nos têtes comprennent et savent tout cela,
et nos coeurs et nos corps rechignent et nous emportent avec passion, sans écouter la raison.

Alors, acceptons d'y retourner, de vérifier encore, croire et essayer encore, et souffrir aussi. Peu à peu le chemin se fera, nous traverserons, la clarté viendra et nous saurons choisir ce qui est bon pour nous.

La rencontre est le début d'une histoire possible à deux.
Elle commence le coeur battant et le corps frémissant…
Puis elle va se construire, avec amour, volonté et ténacité.
Les choix seront multiples, la réflexion nécessaire,
l'amour : indissociable et indispensable.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Mars 2016

Le soin de soi, de l'autre, de la Relation, devra être l'objet
constant de notre attention et de notre engagement.

 

Marie CHARLES

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L'édito de Février 2016

Oui, la vie est souvent injuste !

Nous avons eu à vivre avec cette injustice, et devrons toujours nous ajuster avec elle. La Vie nous surprend et nous projette dans l'agacement, l'indécision, le malaise, l'incompréhension, la colère et la rage, le chagrin et le désespoir. Nous sentons notre impuissance, notre impossible contrôle des autres et des évènements. Nous avons à subir parfois, négocier souvent, faire avec…la plupart du temps.

Quand les épreuves s'accumulent, que les écueils se multiplient, que nos plans bien établis sont balayés, il nous arrive de perdre le cap, de perdre notre axe, de nous perdre tout simplement.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2016

Oui, notre histoire de vie est ce qu'elle est, et, ce qui a été ne changera plus. Il y a un temps pour le récit écouté, entendu, reconnu. Notre passé nous a aussi permis de nous construire – avec du mal souvent, …comme ou contre nos modèles, avec ou sans nos repères, ... Et, nous nous sommes révélés peu à peu définis, identifiés, uniques. 

Nous pouvons nous accrocher à ces temps passés, ces regrets de ce qui était un paradis aujourd'hui perdu ? Ce qui aurait pu et n'a pas été ? Ce qui a été et n'aurait jamais du
être ? … Ils nous figeront sur place, dans la plainte récurrente, la répétition, la douleur, et nous éviteront la prise de risque vers l'inconnu.
Ou nous pouvons décider de faire un pas vers un « ailleurs et autrement », dans le respect du rythme juste pour soi, en mobilisant nos forces pour devenir acteurs de notre vie.

Après la conscience de ce qui a été, devra s'initier
la mise en marche pour « tourner cette page »,
muter le passé, transformer la douleur
en un A-venir plus responsable, plus libre,
plus paisible, et s'autoriser à Vivre.

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Février 2016

Oui, l’injustice est aussi dans notre présent. Ce qui est parfois ne peut changer. Nous constatons nos forces et nos fragilités, nos failles, nos handicaps, nos douleurs, nos impossibilités, le temps qui passe, la maladie, les pertes. Les accepter c’est nous accepter. Les reconnaître c’est nous reconnaître : Etres imparfaits. Cheminons alors humblement, comme nous sommes, vers les renoncements nécessaires à la continuation de nos vies, et faisons la paix avec la réalité. Et si accepter est injuste, alors dénonçons le et mobilisons nos forces pour avancer avec, en conscience.

Et, ce qui est peut aussi évoluer. Notre évolution part de nous, tient de nous, dépend de nous. Cela peut être vécu comme injuste, et, c’est notre espace de liberté ! Nous pouvons modifier notre regard sur les évènements, les êtres, notre façon d’être au monde, avec courage et ténacité. En agissant ainsi sur nous-même, nous pourrons, peut-être, influer sur l’autre et sa relation à nous… s’il le veut bien !.....

Oui il nous arrive – et arrivera encore - de trébucher, et ce n'est pas grave. Trouvons alors la force de nous relever, prenons soin de nos besoins, soyons indulgents envers nous-même, et reconstruisons, rassemblons nos parts éparses, contenons-nous pour nous unifier au mieux, et trouver notre puissance.

Et puis il y a les bonnes surprises, les coups de coeur,
les découvertes, les plaisirs, les rencontres …
Savourons-les et laissons notre désir de Vie
s'amplifier, se développer

Cultivons-le, choisissons ce risque inconnu, lâchons volontairement nos peurs un instant
au profit du moment de rêve, de joie et du plaisir De Vivre !

Marie CHARLES

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L'édito de Janvier 2016Petit scarabé

 

Meilleurs voeux !

Nous les avons souvent reçus ces derniers jours, de proches et de moins proches. Nous les avons offerts, du fond du coeur ou légèrement,

© Crédit photo Marie CHARLES - Edito Janvier 2016

A mon tour de vous souhaiter une année 2016
douce, sereine, joyeuse…Aussi ajustée que possible
à vos espoirs à et vos souhaits, légers et profonds !

Peut-être est-ce l'occasion de prendre un temps et de nous questionner sur ce que nous voulons vraiment, sur nos engagements pour cette année ? Nous savons déjà que certains seront lâchés ou ajustés en cours d'année. Et, les choix faits en conscience et confrontés à la réalité de leur faisabilité dans notre réalité de vie, en plus de l'acceptation de l'effort nécessaire pour atteindre des objectifs réalisables, ont – sans doute - plus de chance de se construire peu à peu, pas après pas, avec constance et respect de soi.

Soyons donc pour 2016, empreints de volonté et de courage pour les traversées et les sommets à gravir, soyons indulgents envers nous-mêmes, acceptons notre vulnérabilité et nos fragilités qui parfois nous font chanceler, et… relevons-nous !

Alors quelques voeux à méditer, pour nous et pour les autres :

La santé ! Oui sans aucun doute. La meilleure possible, prenons soin de nos corps fragiles et résistants, qui nous parlent à leur façon. Et, s'il nous est donné de vivre une période douloureuse, angoissante, faisons alliance avec lui au mieux, sans nous projeter trop loin, juste dans l'escalade du chemin escarpé, avec l'espoir dans notre coeur.

L'affection, la tendresse, la présence, l'amour …! Oui, je nous les souhaite en bouquets fleuris tout au long de l'année ! Que nos coeurs soient nourris de ces sentiments essentiels, nécessaires à notre équilibre. Trouvons-les dans le regard des êtres aimés, dans le sourire d'un enfant, dans la confiance de nos amis, parfois juste avec le passant que nous croisons et qui nous offre un léger sourire en retour. Sachons donc regarder et nous émerveiller de ces découvertes !
Et, sommes-nous prêts à en accepter les contraintes ? Quelle place allons-nous faire aux ajustements des besoins, des quêtes, des attentes et donc aux frustrations ? Comment allons-nous aimer nos différences ? Accepterons-nous d'offrir l'effort et le renoncement nécessaires à la continuation du chemin ensembles, et jusqu'où cela sera-t-il juste pour chacun
de nous ?

Les satisfactions sociales et professionnelles ! Oui bien sûr. Elles font partie intégrantes du sens de vie. Et, sommes-nous prêts à mobiliser notre énergie pour oser prendre les risques nécessaires à l'évolution, le changement, la construction d'un demain plus conforme à nos rêves ? Nous devrons intégrer dans ce parcours : Evaluation de faisabilité, confrontation au contexte, réalisme, bénéfices et frustrations… pour créer de la cohérence et non pas un espace de mésestime de soi ou de rejet des autres.

Un peu de légèreté ! Oui, nous en avons bien besoin. Un peu de rires et de plaisirs pour rendre nos quotidiens plus supportables et nourrissiers. Et, pour certains, pourrons-nous nous autoriser ces moments d'abandon à ce qui est, à laisser émerger notre part libre, à montrer notre part joyeuse et riante ?

La paix, la sérénité ! Un voeu que je fais pour chacun de nous, et pour le monde ! Commençons, chacun,  avec notre environnement, dans la mesure du possible, en gardant les protections nécessaires et dans la clarification des limites de chacun bien sûr. Et, malgré les désaccords, avec les conflits, le coeur peut-il dire sa tendresse et donc son chagrin ? Ou juste constater des désillusions trop profondes pour y trouver
remède ?

Cherchons pour tous ces voeux la cohérence juste entre qui nous sommes et ce qu'il nous est possible de creér de notre vie. Ne nourrissons pas l'illusion du Bonheur constant. Celui-ci ne sera fait que de moments profondément heureux, et d'autres tristes, frustrants, décevants, empreints de colères et de peurs.

Pourtant, tous ces instants heureux « ici et maintenant » colorent notre vie de joie !!!

Très belle année 2016 ! ......... et à bientôt !

Marie CHARLES

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