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« Nous sommes libérés 
   par ce que nous
   acceptons ...»  


                                    Swami Prajnanpad

Marie CHARLES

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Au revoir ....

Pour ceux et celles qui ont eu le plaisir de croiser le chemin de  Malika, et de partager ces moments de thérapie et de formation  si complexes et intenses, je dois vous annoncer, avec beaucoup de chagrin, qu'elle nous a quittés brutalement il y a quelques jours. 

Elle a été pour beaucoup d'entre nous un soutien constant et un modèle de volonté et de ténacité dans sa construction d'elle-même. 

Je l'ai accompagnée de nombreuses années durant, entre larmes et désespoirs, rires et passion de la vie.  La complicité que nous avions créée a nourri mon Etre thérapeute et la femme que je suis, comme elle a su être une source sur les chemins de beaucoup d'entre vous. 

Elle me manquera, elle nous manquera !

Elle restera présente dans nos mémoires et dans nos cœurs. 

 

Poursuivons notre évolution intérieure, personnelle, toujours en lien avec les autres. Le contexte international, social, familial ne nous y aide pas toujours, mais la force se trouve en nous et non dans ce que les autres mettent en œuvre. Même lorsque la réalité de notre condition d'humains nous confronte à la perte d'un Etre de valeur, injuste et bouleversante, nous devons continuer  notre quête ! Alors poursuivons, avec courage, ténacité et foi ! 

 

Cette page première sera - je l'espère - une source de réflexion pour chacun de nous, régulièrement. Un espace pour penser notre vie, nos choix et nous questionner. 

Je vais continuer cette création régulière comme la mise en forme de mes réflexions, et vous les partager.

Comme vous l'avez peut-être constaté déjà - j'ai plaisir à faire jouer ensemble les mots et les images.

Le monde est ma source d'inspiration, et la photo une façon de garder trace et de pouvoir la partager. Mon regard est souvent axé sur les détails et les contrastes. Beaucoup d'entre vous y retrouveront ma façon de vous avoir accompagnés. 

Les mots et la musique des écrits sont depuis longtemps ma sauvegarde existentielle. J'ai osé commencer à écrire pour vous et j'y ai découvert que cela m'était nécessaire. 

Avec simplicité et humilité je tente donc de vous faire entendre ces harmonies, je vous les offre comme chemin de découverte de vos propres gammes. 

A bientôt...

                                                      Je reste là ...

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L'édito du mois...

Février 2023

«Muter la haine ! »

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Rancœurs, agacements, regrets, jalousies et envies empoisonnent notre mental et notre cœur. Les raisons en sont parfois justes. Mais passer du temps à ruminer, ressasser, et imaginer comment « faire payer », se venger ou accabler, dans la croyance que la libération sera là, et que – ensuite – nous pourrons oublier, tourner la page et enfin  accéder à notre vie relève de l’illusion. Le chemin où seules la rage et la destruction ont place nous promet conflits, déceptions, et plus de colères encore. 

La haine est une émotion empreinte de tristesse et de colère. Elle nous fait ruminer les évènements et enfle dans nos cœurs, elle envahit nos pensées, nos rêves et notre vision du monde. Elle rend les autres responsables de notre état et nourrit le fantasme que seule leur destruction pourrait supprimer la trace laissée, la honte vécue, l’impuissance ressentie. Il est vrai que eux ont sans doute perpétré une injustice, une maltraitance, qui engendrent à juste titre notre ressentiment. Elle nous amène à rejeter, écarter, détruire le lien, la relation, de façon réactive et définitive souvent. Elle déborde en nous, dans un paroxysme émotionnel et un besoin cathartique d’extérioriser ce ressenti, sur la personne en cause, sur les autres en général, dans un effort de généralisation et de catégorisation tout aussi injuste, contre soi- même aussi, tant est difficile la clarification des responsabilités, de ce que nous en avons fait et de ce que nous allons en faire. Pourtant il est possible de sortir de cette haine, de la muter, de la vaincre. Mais il est vrai que l’intégrité psychique totale de qui nous étions avant ne se retrouvera pas. Par contre nous y gagnerons le respect de nous-même, la fierté de ce que nous avons su en  faire, l’estime de nous et la distance ajustée avec les autres. Alors, faisons effort et…

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  • Faisons prévaloir la raison sur la passion. Que cette dernière nous anime et nous fasse sentir la vie, nous rende acteurs de nos vies, encore et toujours. Mais, les actes à poser par « passion » se doivent d’être pensés, fruits d’une analyse des bénéfices et des risques pour la relation, énoncés de façon claire à nous-même déjà, afin de choisir le bon mouvement à mettre en œuvre. Cela relève de notre quête de compréhension de nos émotions, du terrain de cette haine qui couve en nous et surgit pour nous envahir de façon inadaptée.

  • Renforçons la qualité d’agir. Cette puissance d’agir émerge de notre capacité à comprendre. La haine est signe d’impuissance, celle de réprimer ses émotions, celle de se faire entendre et d’être reconnu dans le vécu et la souffrance. Renforcer la puissance est donc la voie  à prendre afin de redevenir maître de son avenir, dans un pas-à-pas d’actes et de satisfactions éprouvées et soutenues, qui, accumulées, vont renouer avec l’estime de soi et la confiance, la considération et l’amour-propre. L’effort anime l’esprit quand il pense, de même qu’il anime le corps quand il agit. Il est partie intégrante de ce chemin de libération de notre dépendance à l’autre dans laquelle la rancœur nous enferme.

  • Acceptons la force de l’amour. Afin de garder notre humanité vivante, de nourrir nos émotions et nos passions, de ne pas être seulement un être pensant mais bien éprouvant. Nous pouvons combattre la haine avec la force de ce sentiment positif qu’est l’amour. Donné et reçu. Un sentiment ne peut être transformé que par un sentiment opposé plus fort que lui. Nourrir la haine et surenchérir conduit à l’impasse de la violence. Tenter de la contenir et de la remplacer par une autre vision des choses, car rien ne peut changer le passé, la violence subie ou la responsabilité de nos actes vengeurs ou irrespectueux, fait sens. Lâcher et se détacher peu à peu de la cause, regarder ce qui est aujourd’hui heureux… même imparfait, et construire sur ces fondations là, est le chemin à suivre.

Comprendre, agir, lâcher et aimer pourraient être les trois maîtres-mots de notre reconstruction,  dont l’ambition serait d’éradiquer la haine et de nous  faire vivre dans plus de joie. Ce pourrait être aussi un chemin d’éducation, de transmission auprès de ceux qui nous entourent, de ceux qui nous succèdent. La conscience de ce qui se joue quand la haine s’empare de nous, les regrets et les déceptions, qui en découlent, devraient nous faire renoncer au malheur, laisser à côté de soi ces douleurs,  et accueillir un peu des  bonheurs possibles, des plaisirs partagés.   MC

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Marie CHARLES

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